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20 juillet 2018

HISSER LES VOILES ?

Aujourd’hui ma tête est vide et se refuse à tout commentaire.

Je me sens fébrile comme à l’approche d’un gros orage. Je suis comme un scarabée lesté d’obligatoires.

J’avance, je hume, je charge ! Sur quelles bases se départir et se reconstruire ? Partir ou rester ? Que faire ?

M’initier à la brasse dans ce bénitier qui me sert de pataugeoire ? Qui pourrait me reprocher cet endémique barbotage ? Le bateau tangue… je sais ! Est-ce que je dois prendre le large comme d’autres prennent leur temps ? Je godille entre deux rives… je ne sais quel embarcadère accoster ?

Alors d’un revers de main je m’éclabousse pour m’humecter les idées et sentir le frais des alizés sur le visage.

Il me faut de l’oxygène pur pour me griser à nouveau ! Rester, c’est affronter mon propre reflet dans le regard des miens et à avoir à le supporter au quotidien ? Rester, pour se battre et s’enliser dans des débats infructueux ou balancer mes écrits à la face du monde ?

Si seulement je savais ?

Savall d’Arvo

15 juillet 2018

L’IVRESSE DE L’ALTITUDE

Sans concession, absolu, emporté, transporté, entier, pointilleux, jaloux parfois et pénible aussi, je traque le mensonge, l’insincérité, la fausseté, l’hypocrisie. Je fais tout mon possible pour que tu y trouves ce qui me semble juste et bon : la tranquillité de l’âme, la stimulation des idées, la vaillance de la concentration parce qu’ici réside une certaine idée du ravissement.

Te surprendre sans forfanterie, face au plaisir d’exister en toute sincérité avec pour seul art de vivre celui qui s’apparente à la philosophie d’une partition, celle d’une nuit bercée par la chanson d’une douce cascatelle.

Crois-moi, les chasseurs de mémoire, dont je suis, sont loin d’être seuls puisqu’ils logent tous à l’étage des bons vivants, le seul parti qui trouve grâce à mes yeux ! Et lorsque je leur pose la question : « que feriez-vous si c’était la fin du monde ? », ils partent tous dans un grand éclat de rire, un verre de rosé des Corbières à la main, et me répondent d’une seule voix : « l’amour pardi »

Savall d’Arvo