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15 juillet 2018

L’IVRESSE DE L’ALTITUDE

Sans concession, absolu, emporté, transporté, entier, pointilleux, jaloux parfois et pénible aussi, je traque le mensonge, l’insincérité, la fausseté, l’hypocrisie. Je fais tout mon possible pour que tu y trouves ce qui me semble juste et bon : la tranquillité de l’âme, la stimulation des idées, la vaillance de la concentration parce qu’ici réside une certaine idée du ravissement.

Te surprendre sans forfanterie, face au plaisir d’exister en toute sincérité avec pour seul art de vivre celui qui s’apparente à la philosophie d’une partition, celle d’une nuit bercée par la chanson d’une douce cascatelle.

Crois-moi, les chasseurs de mémoire, dont je suis, sont loin d’être seuls puisqu’ils logent tous à l’étage des bons vivants, le seul parti qui trouve grâce à mes yeux ! Et lorsque je leur pose la question : « que feriez-vous si c’était la fin du monde ? », ils partent tous dans un grand éclat de rire, un verre de rosé des Corbières à la main, et me répondent d’une seule voix : « l’amour pardi »

Savall d’Arvo

12 juillet 2018

APPRENDRE A SE CONNAITRE

Comme un ciseleur d’histoires, c'est une question d'équilibre et de finesse, j’aime le jeu de mots. Très tôt, j’ai mesuré l’ampleur des souterrains qui sillonnent mes textes. Très tôt j’ai ramassé des messages de l’inconscient à fleur de lettres.

Et puis un peu plus tard, j’ai repoussé des mises en garde réservées à l’attentif, à celui qui voit au-delà des apparences, au-delà du sens commun, du faux bon sens. Cette saveur particulière est venue lentement titiller mon imaginaire avec des évidences.

Alors, pour revenir à mes origines, là où elles se trouvent probablement, j’ai repris le sentier de mes terres ancestrales, juste un peu pour elles et beaucoup pour moi, mais je ne le savais pas !

C’est au coin d’un chemin bordé d’amandiers devenus sauvages que le scintillement des vignes renaissantes me renvoie un reflet si vrai qu’un naïf ne saurait espérer. Il m’appelle à la douceur d'une vie d’avant et à l’attachement des miens qui l’entoure.  

Et je me retrouve là, au silence, pauvre en réponse, mendiant de justesse.
Savall d’Arvo