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28 février 2014

FORGERON DU MONDE

« Qu’est-ce qu’un homme, si ce n’est un soi qui vogue entre illusions personnelles et labeurs collectifs ? ».

Ce court prélude rédigé, le travail peut s’engager sur l’amour rythmé par les trajets, l’existence banale, les illusions perdues, les idées que l’on tient à distance et celles que l’on se forge dans la durée.

Et puis à tout cela s’ajoutent ces gens qu’on voit sans les regarder, qu’on fréquente sans les aimer, ceux qui se fondent dans le paysage et ceux qui ne manquent à personne mais dont on a besoin parce que ça fait ressortir les autres.

En fait, je suis parvenu à me convaincre que nous sommes des êtres libres, des créatures de désir et qu’il faut remplacer le devoir par l’allégresse.

Et puis prendre sa vie en main plutôt que de se la faire soustraire et harponner l’état d’aimer pour qu’il reste lumineux tout en faisant gaffe à ce que la chute ne soit pas périlleuse.

 

Savall d’Arvo 

26 février 2014

TROIS PETITS RIENS

Je sentais bien arriver la fin du parcours et la porte qui se claque. Alors continuer sa route, comme un ange me l’avait annoncé, ou ramasser quelques visions dépourvues de générosité ?

J’avais pris conscience que mes récits périmés, indociles à la modernité, s’étaient abreuvés d’un passé idéalisé et qu’il était temps que je m’en débarrasse avant d’en mourir en héros épuisé sur le bûcher de la bêtise.

Pourtant c’était assez beau, souvent éthéré, parfois harassé, surement sans espoir, chargé d’une musique rageuse à souhait satisfaite mais pas remboursée…

Et là, en passeur d’émotions, en réalisateur de l’intime, j’ai mis un point final à cette sacrée histoire alors que mon souhait était de la convertir en histoire sacrée.

Savall d’Arvo

25 février 2014

LE SACRE DE L'OISEAU

Les dissemblances n’apparaissent jamais au tout début de l’aventure puisque nous sommes troublés par notre imaginaire, par cet idéal frais et vivifiant que nous ne nous trouvons qu’au grand large.

Mais comment faire passer le couple de l’amour idyllique à l’amour vrai de l’autre ? Pour prolonger le vol exaltant et en constante mutation, il faut s’inspirer de l’image de Brecht : celle de ces deux ALBATROS volant sur de longues distances, unis par l’amour et tournés vers le monde !

Mais l’amour peut devenir aussi une sale besogne, il est alors impossible de garder les mains propres… il faut donc envisager une chute vertigineuse tout en faisant gaffe de ne pas y laisser trop de plumes.

Et cet oiseau est-il si différent ? Il n’est jamais bon de l’être car le danger rode entre gravités et facéties, entre réalisme et métaphores, sinon la suite de mon histoire ne serait qu’un hilarant défilé de volatiles échoués sur le bord de leur existence.

 

Savall d’Arvo

23 février 2014

UN MONDE SECRET

Le désenchantement s'étend parfois sur moi comme un brasier. Que vais-je faire quand tout sera brûlé ? Que vais-je pouvoir m’inventer lorsque je ne croirai plus en rien ? Ces énigmes, je me les pose avec clairvoyance et c'est avec détermination que je nomme la réponse : espoir !

En ces temps où toutes pensées qui ne sont pas désenchantées passent aussitôt pour naïves, l'espoir est ce qu'il reste quand on a maîtrisé ses craintes, quand on a essuyé ses lésions et parfois côtoyé la mort… et tout ça après m'être débarrassé de ces hardes qui finissaient par étouffer ma sensibilité et ma raison. En fait, il faut accomplir sa mue ! A cela s’ajoute le fait que j’ai toujours eu horreur du sentiment d'appartenance, jusqu'à ce que je comprenne que se sentir « chez soi » n'est pas forcément se dévêtir de « cette terre ancestrale qui ne ment jamais ».

Sans révéler mes frayeurs d’homme, celles qui m’ont enseigné sur moi-même, je dis ici comment est né l’optimisme qui me fait tenir debout. En me livrant, je me délivre et me propose une alternative lumineuse, celle d’anéantir chaque jour mon propre trouble.

Savall d’Arvo

22 février 2014

A LISERON

Il faut que je te dise que ce n’est pas simple de se conduire en homme. Toi, tu as compris, il y a bien longtemps, qu’il fallait m’en donner la possibilité et le droit de l’être. Un homme affectueux porte en lui l’enfant qu’il a été et l’adulte accompli qu’il sera… je sais que ce qui fait la force d’un homme véritable, c’est son attention et ses intentions !

 

Savall 

CE MOUVEMENT QUI NE LAISSE AUCUN REPIT

Les mots, que peuvent-ils être ? Les noms communs qui cachent tous une légende et les noms propres qui élisent nos poètes ou nos dieux. Cet assemblage indispensable nous ouvre les portes de la connaissance tout en donnant au monde un vocabulaire universel pour parler d’amour, de beauté et de liberté. L’écriture, mobile de grande noblesse, serait-elle l’expression de ce vocabulaire à la lumière de l’intelligence ? Plus encore, et dans le cas présent, la personnalité du scripteur transparaît sur le manuscrit : son caractère, sa franchise, sa violence, sa dissimulation, sa culture, son imagination et même sa générosité... L’écriture n’est-elle pas le sismographe de l’âme ?

Plus que jamais, j’ai besoin de calme, d’un peu d’ombre douce pour me retrouver. Alors, au seuil de mon automne je suis désormais convaincu que je dois revenir à la beauté, à l’Amour de l’humain, des idées et de ces mots nécessaires à transmettre… j’ai la nécessité de ce TOUT pour avancer vers une humanité préférable !

Savall d’Arvo

21 février 2014

mélodie pour un scribe

En défendant la beauté simple de mon quotidien, je défends la vérité. J’ai conscience ainsi de préserver le bien commun que j’ai reçu en héritage, non pas d’une façon égoïste mais en respectant une loi de verticalité, celle de mes traditions familiales. Merci à tous de m’accorder votre attention.

 

Savall