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29 mars 2014

Trilogie : L'INCONNU QUE JE SUIS

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Inconnu : sans aucun doute ! Ma fragilité n’est pas seulement une affaire personnelle, c’est celle qui provient de ce que je regarde, entends, mesure et de ce que j’ai vécu.

Je me méfie de plus en plus des opinions publiques et des pensées dominantes. Ici, les pieds dans la glaise douloureuse de mes aïeux, je suis au calme pour faire le tri, pour refaire mon lit.

L’existence, la vérité, la réalité, chacune d’elles devenant à son tour une question lourde de sens dans mon devenir car, à n’en pas douter, c’est en fonction de ce que je crois savoir et de que je perçois du monde qui m’entoure, que j’agis, que je décide, que je modèle ma propre évolution. Je voudrais aller le plus loin possible dans ce « connu » ! Je m’interroge sur ce que je suis, sur ce que je fais, sur cet univers dans lequel je suis. Ces questions, je me les pose depuis toujours, depuis que ma douce Mère m’a fait comprendre et admettre, très vite et très tôt qu’être un adulte responsable, c’est être capable de gérer sa propre vie. Ne dit-on pas que « l’univers n’existe pour un individu qu’au travers de ce dont il est conscient ».

Donner à la conscience de la vie une définition nouvelle, plus proche de la vérité et plus épurée que jamais ! De fait, je vis moi aussi un combat avec l’ange. Je suis Jacob luttant contre moi-même. L’ange me pousse à penser, à traduire.

Et puis, à l’abri des tumultes, j’ai fini par saisir que si mon décent ouvrage est inachevable, c’est parce qu’il ressemble souvent à un chantier permanent avec quelques unes de mes audaces. En écrivant, j’essaye de me protéger de moi même. Je tisse un cocon de phrases avec mes mots, avec une forteresse de paragraphes pour protéger mon nouveau royaume : le connu et l’inconnu. Mais si j’espère encore surprendre et étonner… les jeux sont faits mais cette fois ci sans tricher !

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment du doute, j’extrais un as de cœur de ma poitrine et cette carte à jouer porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

27 mars 2014

Trilogie : LE MUSICIEN

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Musicien : non pas du tout ! Mais il fait ses gammes sur le clavier des âmes, en déchiffrant une partition où il est d’amour, de peur et de vie, tout comme les dernières notes de Bellini… Il signe un récit d’initiation à la musique et au petit monde qui l’a fait vivre pour enchanter son quotidien. Par petites touches, comme s’il effleurait son récit, il raconte ses tourments, son combat contre ses fantômes, sa quête acharnée de la perfection, ses moments d’émerveillement lorsqu’il se trouve devant son vieux piano. Alors s’égrènent ses histoires d’amour, ses chroniques de deuil, ses souvenirs de concerts, crescendo, il vous invite à la table du partage.

Sa chanson se prolonge et résonne. Quelques heures avec ce mélomane et on a l’impression d’être entraîné dans un grand tamis qui aurait retenu juste un peu de tout ce qui contribue à exalter la vie ! Le regret de ses terres ancestrales et de ses origines, le bon usage d’une liberté neuve de jouer au cœur d’une succursale d’un paradis perdu.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une colombe de son violon et cet oiseau porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

26 mars 2014

GRANDEUR ET...

Pour que la grandeur d’un homme ou d’un peuple revienne et se fixe, il faut construire dans la fraternité et la persévérance, dans la sagesse et la beauté, non pas sous la houlette de quelques hommes avides de pouvoirs ou de gloires, mais à la lueur de valeurs profondes réellement partagées.

 

Savall d’Arvo

24 mars 2014

Trilogie : LE SCRIBE

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Écrivain : non pas du tout ! Mais il voudrait voir et entendre autrement et puis transmettre. Il espère servir à quelque chose, aider à mieux comprendre. Pour lui, écrire est devenu un engagement, un essentiel, une nourriture. Il n’écrit surtout pas pour se mettre en scène ou se mettre en valeur mais pour raconter ce qui se passe, ce qu’il ressent. Une sorte d’alambic dans lequel son monde viendrait se déposer !

Les alchimistes voulaient transformer le plomb en or. Il pense que nous vivons un âge de plomb et qu’écrire sert à le transformer en âge d’or. Il faut essayer encore et encore pour parvenir à la délivrance. Il a tourné ses souvenirs dans son encre violette, ses fidélités et ses contraires puis il a jeté dans son encrier les cristaux de son imaginaire et une pincée du prestige de son humble histoire.

Ses années passent et son émotion grandit. Il traverse ses limites, ce qui l’aide à voir et à comprendre. Il a toujours aimé les frontières. Elles lui permettent l’évasion, de passer de l’autre côté, de franchir les murailles, de détruire les barrières, d’aller voir ce qu’il y a derrière les préjugés et les apparences.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une rose de son cahier et cette délicate fleur porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

21 mars 2014

LE PRIX A PAYER

Je ne suis plus disposé à tout pour appâter le chaland en affichant des étiquettes alléchantes. Je ne suis plus dans ce cycle infernal où se livre la majorité de mes semblables pour afficher le plus grand nombre de complaisants.

Non, et plus que jamais, je pioche dans mes milliers d’heures non archivées, parfois inédites, quelquefois pour tracer le tumulte de mes batailles, de mes discordes, là, au ras de l’humain, dans mes nuits sans sommeil que je finis par coloriser.

Désormais je deviens indifférent aux courants de mon époque, aux cultes des images prescrites et des idées toutes cuites, aux caricatures illustrées par des soi-disant maîtres de l’art que certains baptisent pompeusement royal… comme si les autres recours à la satisfaction de soi ne l’étaient pas ?

Je me voulais sculpteur, même emprunté, mais mes ardeurs ne furent admises, tant ils se méfiaient de ces menus talents qui pouvaient les faire basculer de leur tabouret à trois pieds…

Alors, tardivement je le reconnais, je me suis emparé de la réalité, j’ai délaissé mes voyages à transcrire sur le pavé à damier, ceux que j’aurais pu aimer au passage de nouveaux paysages... Il n’empêche que quelques illustrateurs délicats continuent à m’étonner !

 

Savall d’Arvo 

19 mars 2014

D'UNE RÉVOLUTION A L'AUTRE

Nous sommes ici à la « Cité des Reflets et des Perspectives », à quelques lieues de celle qui domine depuis tant de durées nos plaines comme nos vides. Mêmes envies d’exister, même infortunes, mêmes énergies qui viennent se cogner aux fortifications d’une communauté qui n’en finit pas de se fouiller.

Sauf qu’ici-bas, une poignée d’hommes bien campés sur les fondements d’une composition illustre, manie avec discernement l’intrigue d’un étrange héritage.

Encore et encore remettre l’ouvrage sur l’établi de l’incertain. Toujours et pour toujours jusqu’à ce que les choses se fassent parce qu’elles ne pouvaient faire autrement que de se faire. Entre chemin gris mosaïque et l’acacia en pleur, ceux-là ont la volonté chevillée au cœur de vouloir s’éloigner d’une trop simple histoire de triomphe, de conquête ou de domination… espérons !

Désormais, depuis l’axe central venu d’un autre âge et pour que le moindre détail puisse faire jaillir en eux quelques principes éclairés, ils cherchent en silence sous la voute étoilée ce qui pourrait leur autoriser la gravité… non pas pour parvenir au sommet mais juste pour avoir les pieds moins trempés…

Mais ne dit-on pas que la fiction et la réalité forment un étrange ménage ? Alors buvons !

 

Savall d’Arvo

17 mars 2014

DES SOLEILS ECLATANTS

Comment guérir de nos maladies sans purifier nos regards, ni réparer nos ignorances. Ne devons-nous pas nous accueillir, nous respecter, et si possible nous aimer tels que nous sommes, puisque nous nous ressemblons dans nos défauts, dans nos qualités, et à tout prendre, dans nos croyances ?

Comprendre que tout commence par le respect, le droit de vivre librement et de s'épanouir, de partager cette grande richesse qui nous a été donnée : l'Amour de l'autre.                           

Si l'amour est un sentiment très intense, englobant la tendresse et l'attirance physique entre deux personnes, il est d'abord et avant tout un mouvement de dévotion, de dévouement, qui pousse vers un idéal, une vertu qui porte à vouloir et à faire du bien aux autres, un acte gratuit, un secours à autrui.

Au monde entier, et pour en finir, presque, avec ce boulet qui altère mes chevilles : « Je ne veux plus être celui qu’on attends que je sois… puisque, et plus que jamais, je suis ! »

Savall d’Arvo