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31 mai 2014

BÂTIR DES PASSERELLES

Le fait de s’octroyer un ciel de légèreté ouvre le champ des opportunités… en cherchant à dépasser l’éternelle et trop simple reconstitution des termes et des faits, nous ne parvenons plus à en retranscrire la luminosité, la composition et surtout la fraîcheur des idées.

Il est grand temps de revenir à la source de ces suppléments rares de clarté et de beauté pour rendre à l’âme, la tienne comme celle de l’autre, les attraits et les récréations qui sont nécessaires aux saisons à venir, même si une minorité les considère comme dépassés.

Aussi, et non pas en précepteur, il faut que tu parviennes en toute liberté à trouver la juste note ! Celle qui va succéder à la précédente mais d’en un style moins saccadé. Celle qui s’imbrique avec justesse et générosité, en renfort ou en rappel. Celle qui permet de l’étoffer et de la sublimer sans la trahir.

Aurais-tu oublié que les plus belles aventures se situent aussi dans les destins qui pourraient sembler ordinaires comme dans les combats du quotidien ?

 

Savall d’Arvo

30 mai 2014

Y COULENT DES JOURS HEUREUX

Ici, en plein cœur de cette nation occitane si méconnue et que tout le monde se targue de connaitre, les ceps courent toujours sur nos collines rondes en rang sévères de bien-élevés. Les silhouettes agacées des amandiers épris de liberté leur offrent une stature. Cent nuances colorées accrochent le regard des mouettes en goguette à l’intérieur de nos terres. Un moulin privé de voilure chuchote toujours sous ses canisses dissipées par la Tramontane. Un cabanon, éventré par tant de légèreté à son encontre, crie encore famine. Des millions de feuilles argentées rendent les oliviers illimités. Et puis cette herbe sèche mais soyeuse comme des draps brodés pour te combler. Tout ça pour te laisser entrevoir un voyage composé dont la destination t’est inconnue…

Romantique à souhait, bien entendu hors saison des cigales qui fanfaronnent aux oreilles des parisiens qui ne savent pas les écouter, mes vignes ne s’ouvrent qu’aux hommes sans tapage, prêtes à s’offrir aux derniers venus.

Comme une aventure suspendue par le fil d’une étoile nue. Comme un amour de village perdu que rien ne défigure. Comme une merveille qui n’a jamais été officiellement inaugurée, tu ne sais rien de cette étonnante histoire au bord du vide et qui par bonheur en réchappe pour redevenir une symphonie à jamais inachevée.

 

Savall d’Arvo