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29 juin 2014

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ».

Marc Bloch, "l’Etrange défaite", septembre 1940

28 juin 2014

L'INCANDESCENCE

Par manque de discernement, de hauteur et de disponibilité, cette flamme alors partagée, tour à tour brûlante, muselée, éclatante puis chancelante va continuer à dispenser sa lueur dans ce seul être relégué au rang d’étranger !

La volonté d’étouffer la réalité, la résignation à la contraindre sans la moindre bienveillance va la rendre immortelle ! Cette énigme non admise aura quelque chose de vertigineux puisque ce n’est en rien une comédie romantique décalée.

Non, tout est à l’opposé. C’est bien là une histoire bouillonnante, celle d’un soldat rationnel qui aime encore et qui n’a surtout pas l’intention de cesser car la vie sans cet essentiel deviendrait futile.

Avec ces mots graves et parfois précipités, il réinvente le réel, noue et défait de mauvaises rencontres, explore son fonctionnement le plus intime, va vers l’inattendu et se risque même à la beauté.

Ecrire pour se décrire est une mise en danger permanente, c’est épuisant et exaltant car rien ne doit être créé à moitié. Il s’engage très souvent à ne pas revenir en arrière, à n’avoir nulle part où se cacher comme trop ont appris à le faire…

Si mes mots te semblent aujourd’hui étranges, dans quelques temps, j’ose espérer, ils finiront par t’éclairer !

 

Savall d’Arvo

25 juin 2014

ROUGE BACCARAT

Voilà deux décennies que je me suis risqué au grimoire. J’y ai appris que l’on pouvait tout dire y compris s’y risquer, embellir comme y truquer pour tout raconter.

Une échappée légère, un pas de côté, une donation avant l’heure. Une alcôve de plaisirs nullement démodés. Une enveloppe décachetée pour partir à la diffusion de mon aventure en devanture et de me dire « allez, j’y vais » !

Le résultat me semble honorable en espérant que la cruche n’ira pas se fracasser au fond de l’un de mes puits ?

Pionnier de ce monde qui se renouvelle sans cesse, ivre de chimères et de toutes illusions vite bues, il me plait de révéler mes algarades.

Alors, je braque mes phares sur des comportements déjà vus, sur des paroles déjà perçues, sur des jours qui agonisent et sur ceux qui ressuscitent ponctués de choses majeures ou minuscules en guise de nourriture sur l’étal de mon propre marché.

Mais que restera-t-il lorsque mes lustres Baccarat se seront ranimés après que le rideau de la nuit soit tombé ?

Que deviendront mes idéaux nocturnes après que leurs festivités soient clôturées ?

Qu’adviendra-t-il de mes aubes après qu’elles soient venues m’offrir une dernière valse sur mes Champs Elysées ?

Savall d’Arvo

24 juin 2014

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

1808 visiteurs pour 2892 pages ouvertes

Merci

Savall

22 juin 2014

DES MOTS AU FOND DU PUITS

Des mots avancés, annonciateurs, aux conséquences bien campées dans les grands tourments du monde et de notre propre monde, celui que l’on se compose chaque jour qui passe ! Des mots qui envahissent comme un velouté et d’autres qui assassinent… Des mots, même les plus incompressibles, que l’on étale comme du miel sur une tranche de vie pour en écrire une tartine.

Et puis mes mots à moi, ceux que vous avez eu la fâcheuse idée de bien vouloir accepter de lire en cet instant. Ceux qui font vibrer comme ceux qui déçoivent et qui me clouent sur la croix de mes gloires. Je veux qu’ils étripent les quotidiens sourds, ceux qui tournent en rond comme mes aiguilles au cœur de ma chapelle et qui agite mon sommeil dès l’aube. Je veux qu’ils soient novateurs, poussés même par un style empirique (j’assume), plein d’entrain et de fébrilités sonores pour qu’ils viennent tinter sur l’esplanade des maximes !

Je veux qu’ils s’abattent comme une déferlante sur cette populace archi molle, engoncée, étriquée, fourrée dans ses rengaines liturgiques. Je veux qu’ils ébranlent les individus inertes, indifférents, indéfiniment stupides dans leurs propos premiers qu’ils affirment seconds et dont ils se gargarisent obstinément lors des heures de petite écoute qu’ils prétendent au troisième !

Je me bouffe d’emphases et de démesures ! Je m’entaille dans les tranchées sur lesquelles je me condense pour échapper à l'auteur acariâtre que je deviens lors d’absences funestes ! Je suis devenu l’un de ces galériens arrimé à son manche, démuni de tout point d’ancrage, en quête d’un point de délire pour la conjugaison outrancière de mon style d’écriture devenu affirmé… mais libre !

Je veux seulement faire part, de la manière la plus juste, de mon désordre face à cette vie gorgée de platitude ! Alors, je me casse les yeux sur cet écran blanc pour le griller de noir, pour me consommer et me consumer à petits feux ! Je crois bien que je me suis muni d’une folie intuitive que je  communique dans le langage le plus impur qui soit pour qu’il le soit.

Et puis l’envie me reprend comme une sinécure et j’ai soif de dire que : « j’aimerais dérouler des paysages fantastiques, rien que pour plaire, rien que pour épater, rien que pour s’arracher à nos misères et pour que l’on puisse user, ensemble, nos yeux étourdis !

Peut-être ferais-je mieux de garder tout ce charabia pour moi ? Peut-être ferais-je mieux de me taire ? Mais la lecture de ce qui est détonnant n’est-elle pas la clef de cette autre forme de richesse : l’ouverture et l’élévation de l’esprit ?

Alors, laissez-moi vous offrir des lieux pleins de mystères là où le bleu du ciel rejoindrait la mer pour fusionner en un point azuré… Et de là, s’envoleraient des poissons à plume et flotteraient vaguement des oiseaux écaillés…

Savall d’Arvo

20 juin 2014

ÉMOIS ET MOI

Je reconnais, non pas humblement, avoir voulu monter cette étonnante histoire au pinacle en véhiculant des valeurs et des comportements pour clouer au mur le cynisme de notre époque.

Amour, amitié, tolérance, écoute, partage, dialogue… toutes ces expressions courantes font partie du vocabulaire des « petites gens » qui veulent se réhabiliter dans et par l’authenticité.

C’est ce que j’ai tenté mille fois muni de ces mots qui font du bien à mon aise. Mais mal m’en a pris de vouloir jouer les prolongations avec cette presque sœurette d’un soir malencontreux face à ses prétendues rivales et qui s’octroie désormais la première place, celle de l’outragée ou de la méconnue au-dessus de toutes indéterminations !

Par élégance, je plaide bien évidemment coupable puisque je n’ai pas su la comprendre et encore moins maitriser le phénomène qui la frappe par ma persistance puisque j’ai toujours considéré que cette histoire ne se classerait jamais dans un catalogue de vente par confidence.

"L'amour se passe de cadeaux, mais jamais de présence"

Savall d’Arvo

18 juin 2014

APPEL A LA VIGILANCE

A l’initiative de Jacques Attali pour qui j’ai le plus grand respect :

 

« Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité »

 

Savall