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30 juillet 2014

DE L'AUTRE COTE DE MOI

J’ai le souvenir du lourd couffin que tenait ma Mère sur le Cours Lafayette dans l’effervescence méridionale. Les portes ouvertes des bars marins affichant les cuisses claires. Les façades emboucanées de gros mots qui n’en sont plus à force de les entendre et ces éclats de rires couleur pastaga !

Je garde au chaud la souvenance intacte de cette escale grouillante de monde sur le marché de notre Raimu où le pistou vient vous chercher jusqu’à pointe d’heure. Difficile de s’en défaire. Difficile de rompre avec ces lieux chargés d’hilarités. Difficile d’imaginer que la vie puisse exister autrement et ailleurs sous une autre forme et qu’il me faut rentrer dans mon chez moi, dans ce petit village des Corbières.

Je sais qu’il me faudra encore du temps pour tout décortiquer, pour tout détricoter. Je sais qu’il me faudra encore du temps pour faire un véritable tri sain et serein. Je reviendrai sur tous ces détails ingérés, sur mes écrits effleurés quand je serai parvenu à faire le vide et renouer avec mon quotidien.

J’ai vraiment la tête ailleurs et cette nuit, une fois de plus, la mer s’est retirée en emportant « La Roseraie » avec elle. Je savais qu’elle allait me la reprendre et qu’il me faudrait patienter. Je savais que la réalité loin de mes rêves se payait cash de mon imaginaire.

Tant pis ! Mais mes mots, mes écrits, il me faut les conduire jusqu’à terme et peu m’importe le sable, il me faut écrire contre vents et marées.

Je sais que tout n’est que recommencement ! Je sais bien que j’ai laissé mon cœur dans l’eau de là-bas, la mer du Bau-Rouge, la rivière au fond de la rue, et que je me dois d’aller le chercher pour lui ordonner de battre encore !

Savall d’Arvo 

28 juillet 2014

VERTIGES & VESTIGES (trilogie 3)

L’être est aussi mystère, non parce qu’il serait caché, mais parce que l’évidence et le mystère sont une seule et même chose. Le mystère est l’être même ! Tout ce qui se voit, se mesure, s’explique, se comprend, se raisonne, n’est rien de plus qu’un moyen dont ils disposent car eux seuls appartiennent à la vie invisible qui révèle sa vérité sans cesse renouvelée.

De leur histoire, où rêves et fantasmes les transportent dans un autre univers qui reste désormais le leur, ils se fixent dans le temps par un pacte qu’ils enfouissent au fond de leur cœur ! Leurs liens mêlés, engagés l’un pour l’autre, l’un envers l’autre, l’un dans l’autre, ils s’imbriquent étroitement dans l’ascension vers la clarté qui ne sera plus jamais passagère ! Ils partent à la découverte d’états d’âme immortels au travers des désirs mortels !

Il découvre son périple, les délices délicats et les splendeurs des métaux qui ornent le corps de cette irrésistible. L’île mystérieuse de ses courbes, appartenant au visible et à l’invisible, angoissante peut être mais aussi rassurante à la fois ! Éphémères moments charnels pour ce mâle dominé qui se croyait dominant.

C’est une bien belle histoire où les corps, si endoloris soient-ils, finissent par guérir. Mais qu’advient-il aux âmes lorsqu’il faut cicatriser ?

Savall d’Arvo