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31 août 2014

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

Pour tout vous dire BERNARD :

je ne voudrais surtout pas que mon histoire courante soit rendue souveraine au royaume des amuseurs publics, ni qu’elle soit cataloguée sur le bottin d’une espèce de monde bis où l’absurde serait relativement plausible.

Non, il s’agit, et vous l’aurez compris, de combattre l’esprit de sérieux avec sérieux…

En fait, ce n’est que l’histoire d’un homme totalement affranchi, enchanté par l’enchantement, mais qui revendique ses gourmandises parfois imprudentes et souvent déroutantes.

A cela s’ajoute, bien entendu, le trouble sentiment d’avoir été "maître" de son destin et de se retrouver là, lié inextricablement à sa parentèle.

En guise de récompense : une réalité élémentaire posée sur la rive droite d’une place humaine qui respire doucement l’esprit d’un village rétréci et assiégé par les ceps de nos étonnantes Corbières… que vous connaissez parfaitement bien mon Cher Bernard pour en tirer le "fruit" de votre labeur...   

 

Savall d’Arvo

30 août 2014

L'AMANDIER DE MA MERE

Il me fallait revenir sur cette terre des Corbières pour m’offrir l’enchantement d’un nouveau refuge. Il me fallait me charger comme une mule de l’entêtement anesthésique ! Se ranger sous le commandement de mes aïeux malgré les blessures infligées à ceux qui m’ont transmis par amour le respect du travail, l’amour de la vie, le sens de l’humain et surtout l’art d’aimer.

Se rallier malgré la fêlure. Fêlure du cœur et de la chair, offerte à flanc, ouverte à souhait. Il me fallait entreprendre ce voyage emprunt de clairvoyance pour entendre battre mon cœur d’impatience, une nouvelle cure sur ces terres de conquête.

Que m’importe de réussir ou pas puisque je n’ai presque plus personne à satisfaire. Il paraît que les étoiles du ciel caressent doucement les parois du château de mon Père sous la pleine lune et vous passent entre les pieds à l’approche de sa chapelle sacrée.

Je veux retrouver l’extase du périple solitaire et cohabiter avec l’obscurité du fond de laquelle crépite l’incompréhensible clignotement céleste. Je suis rattrapé des visions de ma douce Mère, sous l’amandier solitaire proche du cimetière alors qu’elle me portait en elle comme la plus précieuse des étoiles. J'avais le cœur au bord des lèvres de voir ma Fille prendre à son tour la même pose avec la même tendresse, la même grâce sous le même arbre séculaire, elle aussi porteuse d’un futur destin.

A cet instant, j’aurais aimé risquer l’ascension pour espérer croiser ma Mère et lui présenter ce petit Etre de lumière qui me tire vers la terre… Il y a de la vie, il y a de la magnificence, il y a de la lumière lorsque de ce plateau sanctifié accroché au moulin nous conduisons nos vagues à l’âme avec le sourire de l’espérance !

Savall d’Arvo