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30 septembre 2014

AU PRÉSENT COMME A L'IMPARFAIT

Ne vous est-il jamais arrivé de parler à quelqu’un et tout à coup vous sentir envahi par des sensations fugitives et en même temps infiniment désirables ? C’est grâce à elles que mon existence ne s’écoule plus en vain ! C’est grâce à ces moments précieux que mon existence est devenue plus riche de sens !

Je sais bien que nous ne pouvons vivre en permanence dans cet état d’accomplissement et de plénitude mais je sais bien aussi que la réalisation intérieur se trouve dans l’esprit de tout être humain… mais à la condition de le vouloir jusqu’au plus profond de son être, jusqu’à sa dernière cellule !

Toi qui demeures dans l'isolement, le silence et l’absence, il faut que tu saches que le contact est universel, que toutes choses s’engendrent selon les luttes et la nécessité, qu’il faut espérer ce qui est sans espérance, qu’il faut trouver le trésor non trouvable vers lequel il n’y a pas de voie puisque toute chose prend fin et que rien ne dure…

La vraie vie c’est ces confins de l’impossible, cette brûlure intérieure, ces rémanences, c’est cette beauté de la transparence, cette régénérescence d’une fusion qui t’apparaîtrait si lointaine… c’est se désaltérer à la source, en absorber toute la suavité jusqu'à l’immersion totale et puis soudain se renouveler !

Savall d’Arvo

 

29 septembre 2014

QUELQUES SECRETS

Capturer la vie, pas seulement les bons moments, mais toujours dans une esthétique amoureuse, sinon romantique.

Des couleurs bleutées comme mes soleils ou olivâtres comme mes vignes couchées par la Tramontane. Un sens de l’angle toujours enchanté. Une apologie de mes Corbières avec un cumul de styles différents, (quoique), narratifs, visuels, surpris par tant de beautés simples.

Homme d’images généreuses et nostalgiques, d’attentions et d’affections, de mots et de sons, j’ose dévoiler les inspirations de mon musée de l’imaginaire. Il va de moi, il me ressemble et je finis par lui convenir juste par amitié.

Excessivement loin d’avoir les capacités d’un écrivain pour vous décrire mes théâtres, je dois vous confier que mes inspirations sont devenues comme un murmure permanent au milieu de la foule. Je guette une scène de vie qui se pourrait ordinaire, je la confisque à ses auteurs, j’en fais tout un plat et je la saupoudre de mes mots pour la servir comme un chef toqué qui retiendrait son souffle dès vos premières bouchées.

« Les émois comme les désarrois sont une source considérable à l’initiation de la vie »

 

Savall d’Arvo

 

28 septembre 2014

GRACE ET VOLUPTE

Pas moyen d’écrire le moindre truc lisible ce matin ! Pas moyen d’écrire parce que je n’ai rien à décrocher, encore moins les pâles rengaines d’un imperceptible rayon de lune !

J’ai l’esprit trop en vrac, le cœur trop chiffon et l’âme misérable ! En fait, je suis sous l’emprise totale d’une chevauchée fantastique tatouée à l’encre bleu de chine, en plein cœur de nos cœurs !

Je me dois de réapprendre à apprendre à écrire, pour ma guérison, par respect pour qui sais me lire et me lier, mais les nuits sont là pour me rappeler à l’ordre et aux désordres de mes jours.

Alors, je laisse ruisseler la nuit qui enveloppe, une à une, de son crêpe noir les allées de mon village. Le vent y rode, doucereux, tendancieux, il se manifeste par vagues monotones et puis s’agrippe comme une pénitence sous mes volets à peine clos. La pluie tinte juste à peine pour me rappeler que, comme une émeute, elle est susceptible de passer comme une bourrasque et tenter de me faire prendre l’eau.

Savall d’Arvo

 

 

26 septembre 2014

AU CLAIR DE LA LUNE

Comment peut-on rapiécer un cœur abîmé ? Comment surfiler un accroc après tant d’automnes ? Et ce printemps qui n’en finit pas de s’éloigner en couturant sa plaie du fil de cette histoire jusque dans l’intime. 

Une idylle s’était follement propagée aux quatre vents mais son calendrier qui se voulait perpétuel est vite devenu une suite de ponctuations invisibles, comme autant d’hameçons pour suspendre à mes lignes tout ce qui pourrait advenir.

Des retrouvailles interminables et inaudibles consolent les temps qui roulent, trop précautionneuses avec la disponibilité discutable, avec l’hospitalité sentimentale qui fout le camp.

Pourtant, finesse et sensibilité dès que le pondéré s’installe à notre table. Optimiste timide, un rayon de lune s’aventure et tente de percer les premiers symptômes de l’hiver à la mélancolie palpable. A moins que les premières froidures ne l’assassinent ?

« Chacun joue pour soi dans ce désert d’égoïsme qu’on appelle la vie. » mais jusqu’à quel point l’existence est-elle une affaire de fausses apparences ?

 

Savall d’Arvo

 

LIGNES D'AUTOMNE

Pourtant la vie ne me lâche pas, mais j’ai ce qu’on appelle, plus communément, le gros coup de barre. Il faudrait que je dorme mais j’ai le corps dérangé par les brûlures d’absences !

Je pense trop, je me triture l’esprit, je n’hésiter à insérer les moindres lignes de ma vie, les moindres mots de mon ennui, comme ils me viennent dans la tête, sans intelligibilité. Je m’interroge sur l’avenir conjugué et j’appréhende la suite et ses fracas. Pourtant j’affirme ma résolution de me perpétuer !

Tout va si vite et à la fois trop lentement. Je m’informe de tout, je ne m’invente rien, je suis lucide, je m’élève sur la pointe des pieds pour essayer de mieux m’apercevoir, je ne démissionne de rien et parfois de tout. Mais la grandeur est faite pour être vue de loin !

Et puis, j’ai repris mes lignes en m’apercevant encore que nous formions un bel équipage déposé sur cette réale de belle facture. Moi à la barre et toi dans les voiles pour t’insuffler ce qu’il me reste encore d’assez bon ! Je pars encore dans le silence de la nuit, perturbé de la pluie et du vent. 

Ne cherche aucune consistance à ces lignes, je les ai couchées là, ce matin de solitude en guise de brouillon pour reposer ma tête et tenter de lui donner un zeste de liberté. 

 

Savall d’Arvo

 

24 septembre 2014

UN RÉCIT CONCASSE

Subitement, j’ai compris pourquoi je m’étais levé très tôt ? Mon cœur battait à sa porte. Mes poumons n'avaient de cesse d'inspirer et d'expirer toute la nuit, pour qu’au petit jour je puisse me rendre à son chevet. Elle était là, sans le moindre souffle d’indulgence, dans un recoin de mon illusoire, installés dans sa routine pour satisfaire ses éventuels désirs de commodités.

A mon grand regret, de mon insipide vie aussi longue soit-elle, je ne pourrai être assez clair, tout du moins suffisamment explicite dans ma retranscription, pour dire à mes liseurs ce que j’ai ressenti au plus oppressant de cet instant. Je voulais vous dire ce qui provoque en moi ce mal qui perdure et que je suis venu revigorer.

De mes méfaits et gestes, du filet d’air frais balançant mes pensées empêtrées dans les odeurs de pluie qui mitraillent mes tuiles, tout était là, dégringolant de ma sensitive mémoire. Imaginez un peu que tout était là mais abandonné méticuleusement, la moindre de ses sonorités, toutes ses couleurs, toutes ses effluves. Tout était intact, inerte, dans un immobilisme parfait à m’attendre, à m’entendre m'émouvoir de rancoeur.

Il fallait que j’aie d’excellentes raisons pour déposer aussi lentement entre les colonnes le mémorial de mes infortunes !

Savall d’Arvo

 

23 septembre 2014

ILLUSTRER SON LIVRE

En ce premier jour d'automne...

La spiritualité à la portée de chacun d’entre nous, pourrait s’énoncer par ces quelques lignes de résistance : accepter et vaincre ses peurs, rester connecté à soi en permanence, ne pas créer de division en soi et autour de soi, tirer parti des épreuves même les plus insignifiantes, anticiper, refuser de végéter, faire expérience de tout ce qui est.

Donnez aux autres ce que la vie vous a donné, en toute conscience et dans le plaisir d’offrir du temps, de l’écoute, des encouragements, des avis appropriés… toutes ces petites choses qui adoucissent et embellissent vos journées et celles de ceux qui vous approchent.

 

Savall d’Arvo