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31 octobre 2014

CHANTECOLLINE

Moi qui ai motivé mes pas avant que ne s’éteigne mon digne Père, je suis revenu sur les traces de sa jeunesse au milieu de ses splendides Corbières pour poser mes yeux sur ce qu’il a vu du haut de son château. Contempler, non plus des rangs de vignes massacrés par l’exil, mais aujourd’hui des champs de blé couchés aux allures de carte postale.

Et puis j’ai poussé la porte bleu bordelaise du seul café du village pour chercher l’acrimonieux tabac gris des pauvres. J’ai arpenté ses ruelles étroites à l’abri des vents. Alors, comme un peintre cérémonieux, j’ai déposé sur la palette de mes pages ces fragments de culpabilité pour composer un tableau tout en finesse de cette solennelle humanité paysanne !

L’existence n’est qu’un pont d’allumettes entre la naissance et la mort même si, à la croisée des chemins, mystérieuse et alanguie, elle attendait, sure d’elle, un esprit volontaire ou une âme apathique et qu’importe le sentier battu elle ne prendra pas les mêmes pentes. En serait-elle moins méritante quand la clarté des coteaux verdoyants aura convaincu la fragilité existentielle ? Elle finira par délaisser vignes abondantes et buissons ardents en refusant l’évidence qu’il vaut mieux regarder le ciel plutôt que de s’y rendre !

 

Savall d’Arvo

 

30 octobre 2014

ET LE DÉCLIN SE MIT A CHANTER

Je veux tout voir, tout vivre pour me griser les méninges et me laisser t’espérer. Je regarde autour de moi et parfois je ne trouve plus personne. Une absence que j’attends de combler pour satisfaire notre pacte trop de fois bafoué !

Rompre avec ce moi-même, tout déposer là dans cet écrit une bonne fois à jamais. Anéantir les mots saccageurs que je véhicule, ceux qui sont responsables de chacun de mes tourments, de chacune de mes désolations. Par eux, je me délaisse et me blesse à mon propre jeu. L’ennui me gagne lorsque le vide se créé, je dois alors refouler mes révoltes attisées par mes crépuscules scabreux.

J’aurais voulu te raconter mes histoires sans me soucier des conséquences, mais les singularités de la vie sont bien plus complexes que les configurations de ma passion. Et puis briser les habitudes en brusquant nos bouquets, magnifier nos symétries osées pour nous faire sortir du rang tout en entrant dans notre légende !

Le vacarme serait un gage de courage, comme l’expression écrite une folle envie de liberté prodiguée ?

Savall d’Arvo