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31 janvier 2015

A COEUR ET A CRI

« Partir du rien par aboutir a ce tout… »

Je suis le fruit de ce tout et de ce rien en ce matin morose, mais à tes pieds je dépose une rose. Une simple particule fleurie en suspens exposée au contretemps que tu m’imposes depuis tout ce temps. Voilà ce que tu as su mettre en moi avec tant de belles choses : un questionnement sans réponses, une vie jadis flétrie qui renait avec force le temps d’une prose !

Mes frontières sont hérissées de picots et mon cœur te canonne à bout portant et pourtant... j’aime t’aimer par-dessus tout et surtout que tu me le rendes !

Me demander l’accalmie des choses, c’est aussi m’acculer au silence alors que mes mots affluent avec la plus grande importance. Trop n'est jamais assez pour moi qui surenchéris sans cesse.

Ma vision du monde est sans cesse méditée, réfléchie, analysée, travaillée jusqu'à l'aboutissement... tant pis, je reste sourd et aveugle dans l’attente de ce qui pourrait à nouveau me rendre unique !

 

Savall d’Arvo

 

30 janvier 2015

A L'HEURE DE SON CHOIX

« On ne change pas, on s’approfondit » disait Marguerite Yourcenar.

Alors, je remonte seul le temps pour mieux m’en évader et je scrute sans complaisance le miroir de la vie qui me renvoie les reflets de plus d’un demi-siècle sur ma propre histoire ! Serait-ce une erreur que de penser que l’Histoire se répète à l’infini et, en même temps, qu’elle approche de sa fin ?

Mais quand l’âge raisonnable s’installe lentement en vous, je vous assure que l’on a besoin de liberté et surtout d’amour ! Cet amour est une chose qui se construit, qui se protège et qui se décide dans un état de permanence totale. Et puis construire un amour durable, c'est déconstruire tout le mythe qu'il y a autour de ce sentiment pour revenir à l’essentiel.

Tu te dis, parce qu’il est confortable de se le dire, que c'est elle pour toujours. Mais enfin, on sait tous que le toujours n'existe pas ou presque, parce qu’il s’agit d’une privation de liberté fondamentale ! Un homme privé de liberté n'est pas un homme vrai et c'est pour ça qu'il lui arrive de redevenir animal !

Par contre, il m'arrive de croire que cet approfondissement me sert à convertir l’homme que j'étais en "homme accompli"…

 

Savall d’Arvo

 

28 janvier 2015

REQUIEM POUR UN FOU

Je t’ai choisie pour être le prolongement de mon âme, de mes pulsions, de mes passions, de mes fantasmes !

Je t’ai sacralisée pour faire corps avec moi-même !

Je t’ai élue pour franchir les règles qui nous régentent en se moquant sans scrupule du qu’en dira-t-on !

Je veux piétiner avec toi les lois sociales, saccager les rites inaltérables, abattre les serviabilités morales mais respecter l’autre dans son intégrité !

Je veux que tu incarnes mon désir d’anéantir les principes archaïques qui nous réduisent à l’esclavage où tout s’enchaîne de façon cyclique dans l’obligeance !

Je veux t’apprendre à aimer les êtres dans leur plénitude et par amour les amener à tirer un trait définitif sur le schéma classique au profit de l’incomparable naturel !

Ensemble nous sommes Liberté !

Savall d’Arvo

 

 

27 janvier 2015

LES FLEURS POURPRES DU CAIRE

Le message est arrivé sur mon compte twitter. Un message comme un autre, qu’on lit d’un œil comme on check la liste des malheurs du monde, comme on prend le pouls d’un monde malade. "Une manifestante tuée au Caire", 140 mots qui ramèneront toujours le monde à une anecdote. Mais elle est là, de profil, le visage en sang. Je cherche son nom. Shaimaa al-Sabbagh. Je la regarde encore. Stupéfaite. Incrédule. Figée en voyant la mort qui arrive. Meurt-on pour avoir déposé des fleurs en hommage à la liberté ? Meurt-on pour dire que la révolution, le printemps arabe bat encore dans son cœur et sa tête ? Oui, en Egypte on en meurt.

Olivier Ravanello

REFUSER L'INDIFFERENCE

Eux, démarches libres et affirmées, yeux complices, terriens par nature. Elle, énergie authentique puisque désormais révélée. Lui, tradition architectonique.

Ils s’inscrivent au quotidien pour brouiller les cartes d’une énième décade ravageuse qui s’entrechoque avec les autres, celles de devant comme celles d’après.

Lorsque le jour se déleste de leur efficience pour faire place aux plaisirs et aux rêves du royaume de la nuit, il leur reste la magie d’un temps suspendu pour s’aimer à la forme passion sans aucune modération, sans peur ni reproche. Ils commettent un acte de pure liberté.

Comme s’ils allaient se créer un nouvel univers, ils pratiquent pour ne plus le réduire mais pour le révéler.

Et puis, comme on jetterait à la mer une coupe de cristal devenue inutile, ils effacent tout d’un passé récent et récidivent pour se surprendre à nouveau.

Refuser à jamais l’indifférence pour préserver l’authenticité du verbe Aimer !

Savall d’Arvo

 

 

26 janvier 2015

DEUX CLANDESTINS

Addiction qui rend aveugle, alchimie cérébrale, alliance, élans, perdition, passion, oubli de soi, autant de termes qui ont souvent été repris pour évoquer l’union perpétuelle et irrévocable.

Moment essentiel, indispensable à l’émergence du sentiment amoureux croyable, à cet état de dépendance extrême qui ne peut être envisagé que sous la forme d’une exaltation quasi mystique de l’être.

Aurait-elle eu raison de se soustraire avant de réitérer avec force sa magnifique prouesse ?

Savall d’Arvo

 

25 janvier 2015

AFFRANCHISSEMENT 3

Je n’en peux plus de cette lourdeur hiérarchique où l’on impose jusqu’à la restriction des plaisirs perdus ! Je vendrais mon âme pour que je puisse respirer enfin la vraie vie à l’air pur ! Assez de ces manières affectées à l’hypocrisie affable !

C’est par mes écrits que je m’emploie à tout renverser pour me libérer sur les ruines de cette sacrée éducation judéo-chrétienne et tant d’autres qui nous étouffent et nous empalent !

 

Je ne sais quelle force m’a assignée cette mission, à moins que je ne me la sois attribuée à moi-même ? La désolation est toujours là sur cette morne plaine, même dans la besogne que je livre sur le plat de ce clavier noir puisque démuni de plumes suffisamment affûtées !

Savall l'Affranchi