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07 février 2015

UNE FAÇADE HABILLEE DE MIROIRS

L’écriture m’est devenue un épandage, une saignée expiatoire qui se solde parfois par des crises acerbes ! Nous ne sommes amarré de nulle part et, pourtant, je ne sais pourquoi je vous écris mon désamour et vous fais part de mes souvenirs épars.

Je me rends compte que je passe aisément aux aveux simples pour rejoindre avec une certaine aise la confession intime. Je me vide comme un sac de papier recyclable et me donne en pâture avec mes mots souvent fielleux, mes fêlures profondes et mes sentiments les plus purs.

Je t’assigne ce rôle de catalyseur dont j’ai besoin pour m’absoudre dans les bas fonds d’une sémantique exiguë comme si mes mots se pressuraient d'eux mêmes sous le rouage cérébral du mécanisme de la lecture. Je sais bien, et toi aussi, que mes écrits révèlent des choses que je n’ose m’avouer à moi-même.

C’est en me racontant que je me dévoile à moi-même, de jour en jour, et commence à me dédouaner de ma pudeur. Et pourtant, je cherche par le verbe à m’abstraire de cette agitation grossière en m’en effaçant presque, tel l’opportuniste qui se pare dans la détresse des atours en nombre.

Je pensais te leurrer en usant d’artifices lyriques et de syntaxes chaotiques, espérant que tu ne puisses jamais voir la douleur de mes mots et encore moins ce dédoublement de mon âme.

En t’écrivant, je fais diversion, je happe ton regard, je le détourne de mon espace et je le mets en exergue pour combler tes vides !

Savall d’Arvo

 

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