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09 mars 2015

UN PLAFOND DE VERRE

J’éprouve l’obsédant besoin de me rappeler que le bonheur est ailleurs que dans l’irréversibilité quotidienne du défilement des choses de ce monde foisonnant de vanités, et qu’il est préférable de le saisir sur le fil, de le trancher, avant qu’il ne me file entre les doigts et me tombe au fond du crâne, car je ne lui connais pas le moindre des rebondissements.

A cause de toi, mon esprit est investi de complots qu'il m’est impossible de désamorcer, mon univers me presse. Je suis conscient de vouloir trop, conscient des conséquences, conscient des tensions tourbillonnaires qu’une telle débauche d’énergie peut engendrer au sein de ma politique intérieure, conscient du drame introspectif qui se joue en moi quand mes voies de transition déraillent.

Par ta présence du fonds de ma mémoire, je suis devenu un « éberlué du verbe » qui croit fermement pouvoir vivre encore des heures étonnantes. Tous mes fantasmes se débinent pour céder le plancher à des envies de déracinement de mon espace temps et de moi-même.

Pour toi, je voulais vivre pleinement, outrepasser les règles, les lois, les obligations, les principes, les préceptes, enfin tout ce qui m’empêche d’être la bête apeurée que je suis devenu au plus profond de mon être lors de tes abrutissantes absences.

Pour toi et avec toi, je voulais vivre libre et de ne m’astreindre à rien. Le manque de liberté me détraque, je n’argumente plus, je déblatère. Mes textes sont lourds à digérer comme la vie l’est de ses contraintes. Pourtant, je te sais là et je t’attends !

Savall d’Arvo

 

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