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11 mars 2015

DES MOTS SENTINELLES

Devant mes mots, devant mes lignes, je tente de redonner un sens à l’absolutisme de mon quotidien sans nom et sans eau. Devant mes mots, j’envisage de me recadrer et de me raccommoder avec cette vie que je sais passagère.

Je n’ai plus saisi l’occasion de laisser filer mes mots sur du papier pour te dire, ni ma voix courir le long du fil pour te raconter mes histoires pas si fantasques. J’en suis là et las, avec mes nuits arrosées de lumières artificielles, là à reconsidérer l’avenir dans ce nouveau vide où tu me laisses.

C’est comme une faiblesse où les chemins de mon introspection sont longs, ni trop peu carrossables, ni trop moins cabossés. Je sens les caresses tentaculaires d’un pouvoir pernicieux qui me dérangent les sentiments. Je ne voulais plus de cette mémoire expirante qui me sert à retranscrire au cordeau tout ce que je ne parviens pas à oublier, tout ce qui me revient sans cesse pour mieux se dissiper et se reperdre, généreusement dans l’insomnie des soirs de tracas.

Peut être me lis tu encore, peut être pas ? Tu ne dis rien, tu ne dis pas, tu ne dis plus ! Tu ne me laisses plus de nouvelles écrites, j’en suis vraiment désolé, navré, car je m’harnache au funambulisme de tes mots pour tenter d’assainir mes choses. Qu’importe, la nature ayant horreur du vide, je t’adresse toutefois ces lignes où se lient les voies de la meurtrissure à se repaître de tes défections et de mes égarements.

L’esprit, quant à lui, saccagé du passé perdant et de l’ennui que tu lui placardes, s’en fout royalement et t’annonce une décadence irréversible et une lassitude à mourir à petit feu et même pas debout !

Savall d'Arvo

 

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