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20 mars 2015

MA PLUME EST MORTE

Et j’ai toujours ce feu qui me brûle de ne pas savoir les tenants et aboutissants d'un tel épanchement. Je cherche l'écrit testamentaire. Je tente de dire, mais dire quoi à la fin ? Que ma vie est pénible alors que j’ai tout pour être et rester un bienheureux. Que les détails de cette fin d’épisode me noient et me rudoient. Que j’exige et m’impose un rythme surfait. Que ma vision du monde est devenue floue et vaporeuse comme le sont tous mes clichés pris dans l’émoi par une belle après midi fleurissante.

Ils ne te connaissent pas, ne savent rien de toi sinon ce que j’étale. Ils te condamnent avant même de t’entendre, évidemment tu te fais sourde et muette ce qui te rend réfutable alors qu’ils me louent d’exemplarité. Moi seul connais ta sensibilité, celle que tu me livrais à fortes doses lorsque tu te logeais contre moi à volets clos. Je sens encore l’harmonisation et la continuité de ce relief doucereux emprunt de tendresses et d’immensités. Tu sais mon audace de te dire combien je sais !

Je vais poursuivre seul ce dénigrement de la dualité en expliquant à ceux qui me découvrent que je suis victime d’un rapport de force entre moi et moi-même. Alors, je me gave d’élucubrations symphoniques, de cette musique lyrique de dimanche, enchevêtrée jusqu’au nivellement de mes pensées.

Savall d’Arvo

 

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