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31 mars 2015

SOLDES D'HIVER

Autour de moi, un monde qui devient fou à force de vouloir embrasser trop de sujets à la fois. Alors, pour réveiller cet enchantement assoupi, je me suis accordé quelques jours de liberté afin de m’attribuer un « rôle » presque parfait : celui d’un homme accompli, enjoué, généreux, charmeur selon, drôle à souhait et souvent rentre-dedans… Mais avec un « tout » chargé d’air frais et de poésie réaliste que je dépose à tes pieds face au vent du large sans me soucier du fil rouge tracé sur fond d’horizon.

Mon souci n’est plus de mettre le feu à ta conscience, puisqu’en toi tout est assez flétri… mais il est celui de renouer avec l’exaltation devant les choses les plus simples ! Sujet ô combien brûlant auquel je t’aurais prié, fut un temps, d’apporter ton grain de sel, juste, enjoué, vif et solide.

Je voulais tant qu’il ne me reste pas seulement qu’un tourbillon d’images ou je te verrais figée, limitée, au moins inégale parce que sans succès… c’est alors que tu n’aurais plus rien à me vendre et moi plus rien à t’acheter ?

Savall

 

 

30 mars 2015

CHOIX D'EXISTENCE

"Nous n'avons qu'une vie, et ce que nous comptons en faire est la seule question qui vaille"

28 mars 2015

L'ENCRE ANONYME

Sais-tu que je ne me reconnais même plus dans les quelques éloges qui me sont encore portées puisque tu as décidé de ne plus les arbitrer. Je ne me reconnais plus dans ces voies où je me déporte aux vues de tous. Je me résigne, me rassure, mais je suis encore ce que je suis puisque j’écris.

Je ne me retourne plus, ni dans la rue, ni sur moi-même. Pourtant, sur le trottoir d’en face, j’avance toujours d’un pas franc vers mon destin salutaire alors que le pourpre du manteau de l’hiver s’estompe et que l’incarnat bruni (!) 

J’enrage, je m’insère de toute ma constance, je me considère parfois comme une encre fielleuse depuis que tu es repartie. Et c’est à ce titre que je suis habité d’une densité langagière et terroriste qui exploserait à retardement, soulevant de son souffle et dans les moindres couches, les lourdes plaques de tes règles inconvenantes. 

Je ne produis presque plus rien ces derniers temps, ni causes, ni effets. Je ne me projette nulle part. Ne vois-tu pas que je me désagrège ? Tu crois avoir gagné ? Gagné pourquoi et pour qui, même pas pour toi puisque tu refais le choix de disparaître une nouvelle fois dans cette encre noire et bourbeuse !

Savall d’Arvo

 

 

26 mars 2015

MEME MOLIERE S'EN MELE

Entre mythe et réalité, ombre et lumière, vengeance et pardon, je reconnais avoir tout tenté pour essayer de t'envoûter dans les méandres d’une histoire plus moderne que jamais, mais grouillante de vie, de plaisirs et de périples.

Ce n’était qu’un chant à la gloire de notre vécu, celui que nous nous sommes offert le temps d’une escapade.

Si tu savais combien de fois il m’arrive de la revivre, minutes après minutes comme si elles pouvaient changer le cours des choses avant que notre règne ne s’effondre ?

Aujourd’hui nous en sommes aux fissures profondes, alors n’est-il pas venu le temps de les colmater avec nos rires et surtout avec nos élans qui ont fait ce que nous sommes ?

« Les choses les plus sacrées ne sont plus en sûreté » écrivait Molière.

Savall

 

25 mars 2015

LES HÉROS SONT EPUISES

La routine sur une branche noueuse, l’oisiveté en vol, l’ordinaire en boite, l’humeur capricieuse, ils ne sont pas exemptés de tout reproche et ne se sont pas épargnés.

L’histoire avérée d’une séquence à deux, entre succès et imposture, que rien ne devrait morceler. Un mauvais garçon sans doute, un tantinet habile sur le grimoire. Elle se prévalant d’une morale de carmélite en se croyant à l’abri des amplitudes sous sa cornette, en oubliant la réalité pour pointer son imposture.

Un synopsis abêti et hasardeux pour se plaire, se défaire pour mieux se regagner, puis s’abimer encore. Ce métal qui finira par les blesser un jour de pénurie, une nuit qui sait, même pas lui, tous deux dépenaillés au milieu du gué.

Il faut passer à la redistribution des rôles pour leur redonner de la couleur et de l’espérance, pour ne plus qu’ils se prennent les pieds dans ce satané tapis qu’ils piétinent alors qu’ils sont noués pour une éternité.

 

Savall d’Arvo

 

23 mars 2015

SHAIMAA PRINCESSE D'ÉGYPTE... SUITE ET FIN !

Le médecin légiste soutient que la manifestante, tombée sous les balles de la police lors de la commémoration de la révolution égyptienne, le 25 janvier, n'aurait pas succombé, si elle avait été "moins maigre". C'est de sa faute ! Shaimaa est morte "parce qu'elle était trop maigre". L'indécence des autorités égyptiennes ne connait pas de limites. La mort de Shaimaa el-Sabbagh, tuée d'une balle dans le dos alors qu'elle venait commémorer le quatrième anniversaire de la révolution Égyptienne le 25 janvier, a choqué dans son pays et bien au-delà. L'image de la jeune femme, activiste et poète qui défilait pacifiquement quelques minutes plus tôt, portée par un ami alors qu'elle venait d'être touchée par balle a fait le tour du monde. Elle s'apprêtait à déposer une gerbe sur la place Tahrir, lieu symbolique du soulèvement égyptien de 2011. Ce jour-là, Shaimaa et 17 autres personnes ont péri sous les balles de la police. 

20 mars 2015

MA PLUME EST MORTE

Et j’ai toujours ce feu qui me brûle de ne pas savoir les tenants et aboutissants d'un tel épanchement. Je cherche l'écrit testamentaire. Je tente de dire, mais dire quoi à la fin ? Que ma vie est pénible alors que j’ai tout pour être et rester un bienheureux. Que les détails de cette fin d’épisode me noient et me rudoient. Que j’exige et m’impose un rythme surfait. Que ma vision du monde est devenue floue et vaporeuse comme le sont tous mes clichés pris dans l’émoi par une belle après midi fleurissante.

Ils ne te connaissent pas, ne savent rien de toi sinon ce que j’étale. Ils te condamnent avant même de t’entendre, évidemment tu te fais sourde et muette ce qui te rend réfutable alors qu’ils me louent d’exemplarité. Moi seul connais ta sensibilité, celle que tu me livrais à fortes doses lorsque tu te logeais contre moi à volets clos. Je sens encore l’harmonisation et la continuité de ce relief doucereux emprunt de tendresses et d’immensités. Tu sais mon audace de te dire combien je sais !

Je vais poursuivre seul ce dénigrement de la dualité en expliquant à ceux qui me découvrent que je suis victime d’un rapport de force entre moi et moi-même. Alors, je me gave d’élucubrations symphoniques, de cette musique lyrique de dimanche, enchevêtrée jusqu’au nivellement de mes pensées.

Savall d’Arvo