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30 avril 2015

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

Il ne me faut pas grand-chose pour respirer, juste l’essentiel, c’est quelque chose de très doux venant de toi, mais qui me serait adressé à la moindre occasion pour échapper à la destruction d’un moment qui aurait pu devenir sacré, qui sait ?

Faire du beau, du juste et du bon est un magnifique processus mental qui amène à être complètement libre en soi pour être totalement ouvert à l’autre.

 

Savall

29 avril 2015

DU HAUT DE MA CITADELLE

Voici mes lignes écrites à l'abandon d’un nouveau matin sans illusion !

J’ai fini par chercher à combattre ce vide par le vide pour assécher cet esprit devenu trop pesant ! J’y suis parvenu par l’obsession et l’abstinence à la recherche de mes lieux saints et démesurés difficiles à dompter. 

Insatiable faim des couleurs des grands espaces, de la rechute à la renaissance, il y a l’obsession de tout rompre, de tout arrêter, de remplir indéfiniment ce vide. Insatiable faim d’aller toujours plus loin, d’aller toujours plus haut !

Je ne contrôle pas mes états d’âme mais les gère au mieux, je passe d’un extrême à l’autre sans parvenir à tomber dans l’irréversible continuité de l’un ou de l’autre.

Je parviens à tenir en équilibre par l’écrit, c’est bien là mon unique thérapie matinale !

Je ne suis pas un artiste, d’ailleurs je suis peu ou presque mais ça me va bien ! Je ne suis qu’un funambule qui marche sur le fil de la vie que je me compose, que je décompose à souhait pour me la recomposer histoire de me recommencer.

Je compense par idéalisme et par amour de l’existence.

Je m’équilibre par mes émotions véritables que je déborde souvent avec fracas, alors que je risque la chute, que je la provoque même, la cherche, puis je me retiens juste au bord pour me poster en déséquilibre, me remets en piste et glisse à nouveau sur le fil détendu de mes fantasmes.

En fait, je me sens libre dans la difficulté et l’effort !

Savall d’Arvo

 

26 avril 2015

L'ART DE PENSER

C’est quoi la philo ?

C’est essayer de maîtriser les finesses du vocabulaire et de comprendre à quel point la philosophie éclaire les soucis du quotidien en donnant le goût éclatant de penser.

C’est apprendre à s’interroger sur la valeur des valeurs elles-mêmes.

C’est une invitation à remplacer le jugement par la compréhension et c’est se rendre compte à quel point les excès sont une force faible !

Quoi de plus utile que de penser contre ou pour soi-même, de démontrer prudemment ce que l’on affirme, de remplacer le préjugé par un raisonnement, d’expliquer le plus simplement du monde que l’on peut être en désaccord sans être pour cela adversaire !

Toujours est-il qu’il n’y a rien de plus naturel que de chercher à connaitre sa propre nature en sachant que les vraies natures se trouvent. En sachant aussi qu’on ne les remporte pas les yeux fermés et le corps consentant, il faut les attiser et les gagner.

Comprendre et admettre enfin qu’il ne suffit pas d’être un bien-pensant pour bien penser…

Savall d’Arvo

 

25 avril 2015

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

Un scribe, même au secret, n’est jamais asséché par ses écrits puisqu’il s’en nourrie ! Et puis, se fier à son cœur, ça vous dépasse et parfois ça vous terrasse… mais n’est-ce pas là, la plus excitante des périodes ? Je vous invite à tout suspendre pour voir s’étaler les genets en vague jaune sur mes Corbières et à les respirer comme si c’était la première fois.

Savall

24 avril 2015

MÉLODIE POUR UN SCRIBE

En réponse à ma lectrice : "Il faut sans cesse revendiquer ce que l’on est à la face du monde, protéger son écorce et sa sève pour continuer à générer son propre feuillage…"

Savall

23 avril 2015

CONSTANCE

J’ai déjà dû t’écrire mille fois, mais il y a longtemps, je ne sais où et je ne sais quand, mais cet échange me dit quelque chose, probablement dans une vie antérieure, peut être et sûrement. Je vais chercher dans mes vieux cahiers de papier glacé où je laissais glisser alors ma plume bleue marine, un semblant de correspondance contre toi et de ce que tu me laissais croire.

Tes mots vont me permettre de parler de ce mal qui m’agite de moins en moins. Les aborder sans m’y engouffrer, les surfiler pour en découdre, histoire de voir si le malin y fait encore bonne figure ?

Mes relations avec les autres ne sont pas faussées, bien au contraire, car je ne joue plus des rôles qui ne me sont pas franchement appropriés. Je ne vois pas le monde qu’au travers du prisme de mon bien être, mais du plaisir instantané que je t’offre. Il m’est arrivé de vouloir changer d’apparence pour repartir à zéro parce que j’avais le sentiment d’avoir pris un mauvais départ.

Pour moi, l’idée permanente serait de trouver le stratagème qui m’octroiera une nouvelle naissance après toi. Peut-être, par la même, trouver la faille dans l’ordonnancement du Grand Architecte qui m’offrira de mieux contrôler ma vie et de déjouer ma fin de vie programmée.

 

Savall d’Arvo 

20 avril 2015

CREDO

J’aurais voulu te dire, si tu avais voulu m’entendre librement puisque les chaines qui scarifiaient tes chevilles finissent par sillonner tes poignets. Mais j’espère en ce temps non révolu, celui d’une liberté convenue… il en est peut être encore temps si tu m’accordes enfin un infime partiel du tien.

« Avec toi, je voulais reconstruire mon nouveau monde. Le mien, le tien, le notre. Celui qui devrait s’installer durablement lorsque défile le générique de nos deux vies respectives. Un monde de communion volontaire où primerait l’engagement comme preuve de la nécessité à être et à agir ensemble. Un monde où règnent la tendresse, le respect et la réciprocité. Un monde chargé d’humanité, de simplicité et d’intelligence de cœur. Un nouvel univers chargé de pensées raisonnées pour nous aider à la compréhension et nourrir nos interrogations.  Un monde où ta fragilité mêlée à la mienne m’aurait donné suffisamment d’inspiration pour vaincre »

Oui, je le crie haut et le clame fort, je me veux  et me souhaite idéaliste ! Je ne crois plus en ce Dieu sauveur des autres. Je ne crois plus qu’en moi, qu’en cette force et en cette dignité que toi seule mets aux confins de mon être. Oui, je crois en ton regard qui sait nous rendre indivisible.

Savall d’Arvo