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02 mai 2015

A MARÉE BASSE

La lire, lui écrire, la goûter, désœuvré de baisers, suspendus à ses mots brûlants, je l’aime encore et j’en demande trop. Je suis en attente de cette renaissance qui me bouscule. Je vis dans le retournement précaire d’une situation améliorée. Chaque seconde ressentie est déplacée, chaque émotion apaisée est remplacée ; je suis avide de liberté mais sens bien que je dois me soustraire aux dérèglements de mon âme.

De crises en sourire, j’ai appris à détruire et j’ai construit moi-même ma décadence. Je file et me faufile entre mes textes stériles. Je suis le vide en m’incarnant dans l’indicible absence. Je devine ses représailles du manquement au devoir non accompli. Je prends tout au pied de sa lettre absente et tremble du frisson de la déréliction. Je constate que le mal était déjà, il y a bien longtemps. Et cette peur tenaille mes viscères de la savoir en marge, elle en elle, sans passion, elle dans ce semblant d’unisson, amputée par son revenant qui n’en finit pas de revenir depuis tant de temps.

La porter vers mon soleil, et puis l’accompagner, la distraire, lui donner doucement la main un soir de lune pleine arrimée à la citadelle d’une nuit si heureuse.

L’aimer tout simplement, tout simplement l’aimer afin que je puisse un jour me taire !

Savall d’Arvo

 

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