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17 mai 2015

L’ÉCUME DES JOURS

Ce jour est une éblouissante éclaircie, une ouverture lumineuse vers un ciel arc en ciel puisque tu as choisi enfin d’entrouvrir tes volets pour laisser passer l’éternel rayon de mes croyances ! J'ai tellement de mots à te dire pour extraire de tout mon être chacun des pans de mon mal de n’avoir su t’aimer et puis, je te dois de revenir sur cette notion de limites pouvant entraîner en toi la disparition des ailes du désir.

J'ai l’envie de te dire que tout est à reprendre et que rien n’est jamais définitivement joué sur le damier de la vie tant elle se joue de nous pour meubler son propre temps. Il faut que tu admettes que tout est à recréer et que tout est encore possible à condition de ne plus se l’interdire ! Et puis, si tu le veux, t’emporter avec moi pour anéantir à tout jamais ce conflit des sentiments mené dans la froideur d’un escalier en colimaçon donnant irrémédiablement sur le vide.

J’ai en tête chacun de mes essais et chacun de mes excès, lénifiant comme un baume, édifiant comme une conversion de l’âme. Je ressens à chaque instant de mes nuits solitaires le vide de ton visage, la courbe de tes lignes qui contrastent intimement avec la candeur de la lune.

Quelle est donc l’origine de cette décrépitude morale qui m'a envahit et qui me maintenait fermement sur l’autre rive ? Je sais qu’il y a toujours un saisissant contraste entre la sauvagerie de l’hiver où tout est rupture, là où le silence est majesté…

Sans toi, je craignais la crainte de l'ennui, la gageure de l'ennui, la douleur de l’ennui et la désuétude de l’envie. Hier, je pressentais la mort charnelle de ma volupté existentielle. Aujourd’hui s’ouvre une nouvelle séquence de vie. Je n’ai plus aucune envie sinon les tiennes. Je n’ai l’envie que de tes envies pour faire renaître en toi ce sentiment unique d’être parvenu à l’autre bout du monde !

Depuis quelques semaines le temps s’est considérablement détendu dans un nuancier de bleus incomparables, le tourbillon de la vie s’est maintenu sur l’altimètre des désirs que je croyais démodés. Aujourd’hui j’ai le sentiment d’avoir gagné la bonne altitude en franchissant l’équateur d’une époque perdue ! J’y ai trouvé l’antichambre du « paradis » au plus que « parfait » et c’est sûrement ici, maintenant et avec toi que je veux la consommer !

Savall d’Arvo

 

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