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30 mai 2015

A TIRE D'ELLE

Dans un demi-jour éclairé par la naissance d’une aurore que je voudrais boréale pour t’épater, j’éprouve la nécessité de peaufiner ces quelques lignes que j’utilise comme combustible pour te les offrir à cœur tendu, à fleur de peau.

Tout ça pour te dire que j’aurais voulu que ma vie ait un parfum de lilas sauvages en provenance d’un jardin où les fleurs auraient la grâce d’un songe cousu main par Verdi.

Dans ce parc enchanté, au centre d’un tout, j’aurais aimé te faire découvrir mes roses rouges à sept pétales, délicatement posées sur une tigelle dépourvue d’épine.

A la suite de ton sans retour sur le chemin poussiéreux de ta vie passée, je voulais quitter notre île avec pour seul bagage trois boutures de ces fleurs si précieuses pour les replanter dans mon angélique roseraie logée au cœur d’un monastère perdu.

J'aime cet échange contenu, il me permet de comprendre ce que je suis devenu depuis ta sentence ?

J'ai ce besoin de descendre totalement en moi pour saisir ce qu’il me reste de toi, pour saisir l'échange qui me défaille ! Les souvenirs me déferlent d’une manière continue et claire et mes mots servent d’équerre pour tenter de corriger tes sentiments et faire avancer mon intrigue.

Chaque jour, inlassablement, je m’applique à couronner ma grille de maux croisés avec mes lettres de coeur, en laissant quelques cases vides pour nos rendez-vous manqués.

J'essuie ton absence et me ronge de clichés qui cliquètent et décliquent ma volonté de vivre maintenant avec la plus grande intensité.

Les trompettes de la renommée peuvent dormir, j’ai trouvé de nouvelles lignes de fuite pour divertir mon choix risqué.

Cette histoire à la rose aurait pu tourner en jérémiade dans un roman de hall de gare, mais au contraire je veux que tu lises mon hymne à la vie, mon cantique embaumé par une prose décalée et lumineuse comme ce rayon de soleil qui traverse la rosace de ma chapelle pour aller te caresser la joue par étourderie !

Alors, en archange déchu, les ailes endoloris par tant de voyages inoccupés, j’anéanti les murailles et écarte les candélabres pour me poser sur ton épaule le temps d’un Avé !

 

Savall d’Arvo

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