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05 juin 2015

CONVERSATION INTIME

Je ne suis pas un virtuose de l’écriture, hélas, et je ne crains pas que mes mots vieillissent puisque mes émotions surfent chaque jour sur la vague de la renaissance. Par contre, j’ai appris à passer du temps à creuser le sens de mes textes, à leur donner un autre rythme pour déjouer les cadences établies… ils m’auront autorisé à ne pas oublier que le désir est sans fin alors que l’existence est si courte. Le lien dans tout ça, c’est de prendre le risque de se retrouver au bord d’une falaise, de s’armer de suffisamment d’audace pour défier l’ordre avéré et enfin de chercher en soi de la vaillance avec une dose d’inconscience pour éviter à tout prix l’ennui et le replis !

En fait, je passe mon quotidien à chercher l’équation entre ce que je suis devenu durant cette période désertique imposée et le cachot dans lequel tu t’es enfermée pour m’oublier. Tu n’as pas compris que je voulais faire de ta prison un square où courent les enfants, où se promènent main dans la main ceux qui espèrent, un lieu où l’on enterre en fanfare la tristesse, un endroit où les feuilles ne tombent plus même en automne. Et puis je voulais décorer ce lac de quelques cygnes blancs rien que pour le plaisir de te voir sourire.

Tant pis pour moi, je vais essayer de continuer à vivre avec cet homme singulier que je suis devenu, ce contemplatif de style qui s’est inventé un monde bien a lui, ce calé entre une existence ordinaire, une  philosophie naissante et littérature originelle.

Par mes mots et au nom de mes mots, je me mets en scène depuis tant de temps pour te crier dans une très grande liberté : « encore et encore, puis encore et encore, jusqu’à ce que tout t’apparaisse simple, limpide et naturel de justesse » parce que de cette douce confrontation surgit la légitime émotion. Tout ça pour te dire qu’on n’aime jamais assez tant que l’on ne sait pas quelles issues dissimulent le silence ?

En fait, je veux t’apprendre par un jour passionné que toute notre vie ne dépend que d’une poignée de personnes… celles qu’on aura su aimer !

Savall d’Arvo

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