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10 juin 2015

COULE UNE RIVIERE

Le froid, les créanciers, la précarité, Palmyre, le chômage, les rites, un pays sauvage qui souhaite le rester, l’environnement en noyade, un amour abîmé… et puis la douce ferveur d’une soirée estivale, les moissons qui préviennent, une rose opaline déposée à Bellini, un dimanche, une délivrance, une glace à la vanille…

Finalement, avec mes mélopées chargées d’espérance, l’existence semble être un chapelet  de pertes et profits qui commencent dès l’enfance ?

On perd son innocence et ses illusions, ses amours que l’on souhaite immortelles, les senteurs de notre temps enchanté pour redevenir ce que nous avons perdu.

Mais, je sais fort bien qu’il faut avoir bu tout le film de sa vie jusqu’à sa dernière goutte pour qu’il vous apprenne à mieux l’inspirer et l’estimer… parfois, il m’arrive d’avoir le sentiment d’en être aux dernières gorgées !

Et puis, un vieux tracteur tombé du lit pour bénir ce matin nouveau vient me souffler « tu sais fort bien que les blés finissent toujours par se lever sur les champs de bataille, alors qu’ils ont bu tant de sang et vécu tant de haine ! »

 

Savall d’Arvo

 

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