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12 juin 2015

LA MÉTAPHORE DU DESIR

« Ta rose nacrée sait me mettre sur le chemin du retour avant les ennuyeuses froidures et me prouve que le ravissement peut se chuchoter tendrement si je veux bien l’aimer »

Alors dis-moi comment me guérir de celle qui n’arrête ses pensées qu’à la hauteur de ses épines ? Dis-moi pourquoi elle s’acharne à apprêter chacune de mes saisons d’un linceul aussi chagrin ? Dis-moi comment sortir de cet exil que je voulais porcelaine ? A ce sujet, je voudrais te dire que pendant quelques années, l’une d’entre elles, généreuse, encadrée de noir, m’avait convaincu que les roses blanches n’étaient pas si candides qu’elles le prétendaient… et vois-tu, j’avais fini par la croire !

Alors que tes arômes se jouent encore sur tous les arpèges, sais tu que je réclame à corps et sans cri ses ardeurs florissantes et ses séquences si valorisantes.

Je sais que nous pouvons nous réfugier dans la quête jouissive de sensations nouvelles et que, hélas, nous pouvons ne plus nous inscrire dans une suite logique. Je sais aussi que j'arrive à saturation de la satisfaction mutilée de mon autre et que j'implose de mes verbiages nommés convoitise. Mais cela suffit-il pour rejoindre ton jardin désormais envahi par les ronces ? Voilà le mal qui m'habite et qui me ronge : la lassitude de tout sans sa griffe !

Je ne sais comment je pourrais reprendre goût à la vie réelle, celle du plaisir partagé et de ses mirifiques louanges ? Je vais poursuivre dans cette voie écrite qui la laisse intacte d'expiation de ses fautes, celles qui me rendent coupable de ne plus la savoir là.

L’heure est au constat amer, au suspens de la cassure, au verdict sans retour en grâce et aux substances odorantes qui rendent fou. Il faut que je sorte de ce contexte figé avec lequel je me suis enivré tout seul à bout portant !

J'ai besoin d'espoirs et de perspectives infinies, même s’il s’agit d’un simple bouquet de lilas sauvages… mais celui qui donne le vertige !

« On est bien peu de chose et c’est mon amie la rose qui me l'a dit ce matin… »

SavalLd’Arvo

 

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