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23 juin 2015

ORANGES AMERES

A chaque page que j’ouvre de mon carnet journalier, tu entres te lover dans mon esprit pour y rester. Je pressens de vaporeuses hypothèses et des éléments déclencheurs que ma foutue passion traîne comme des nuages qui tardent à rentrer après l’orage enfin consommé.

De l’autre côté de cette passerelle qui enjambe les eaux boueuses de la ville, y retourner au moins une fois, seul à guetter ton ombre encadré de sombre, à deviner le son de ton allure bottée et puis t'aimer le peu de temps que tu me laisses pour finir de te quitter dans mes ruelles d’évasions.

Je suis désorienté face à cette distance qui pèse lourd de conséquences sur nos lendemains qui brûlent encore. Je ne sais que faire pour enrayer le mécanisme prodigieux du renfermement qui nous assemblait alors pour ne plus nous défaire. Je ne m’acclimate à rien ou si peu aux nouvelles habitudes que je pourrais prendre sans toi.  Je déteste cette foutue intervalle qui me crève, m’empire et me vampirise. Une seule chose me hante : retrouver l’hermétisme de tes étreintes !

L’écriture m’a vertébré, m’a appris la rigueur du dire et surtout m’a permis d’éviter de trop me plaindre en faisant l’apprentissage de ce calvaire que tu as su déployer. Je me métamorphose avec surabondance dans l’outrance du verbiage comme un stratagème d'expression que je martyrise inlassablement alors que mes affectueuses perversités ne te bouleversent même plus !

Si la philosophie est la fille de l’étonnement, alors je n’ai de cesse que de l'inscrire sur l’écran blanc de mon incompréhension et de l'impéritie de ceux qui me lisent encore.

SavalLd’Arvo

 

 

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