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30 août 2015

commentaire sur l'albatros

Jacques Attali : Pendant que le monde est en plein délire, que la violence s’installe, que la guerre menace dans bien des lieux, que le terrorisme frappe en de maints endroits, jusque dans nos trains, qu’une crise économique majeure se prépare en Asie, que les inégalités explosent, que le chômage ne se réduit pas, que les mouvements de population s’accélèrent d’une façon vertigineuse, que de nouvelles idéologies se forment partout, que les technologies les plus folles bouleversent nos vies quotidiennes et transforment la nature même du travail, et demain la condition humaine, la classe politique française prépare benoîtement sa rentrée, sur le mode le plus traditionnel et le plus éloigné des enjeux – bref, le plus nul, le plus indigne du pays !

EN COMPAGNIE DU MOI

Voici quelques années que je ressens cette impression de « jouer juste », comme un sentiment profond d'être curieusement moi, être honnête avec moi-même.

Me sentir bien, plus fort pour me débarrasser de ces conflits intérieurs qui altèrent mon existence, plus résistant aux pressions extérieures et à ceux qui les propagent avec véhémence. Bien décidé à agir en obéissant à mon seul désir, à mes convictions, à mes valeurs, aux principes que mon légués mes chers disparus, à être enfin en accord avec mon moi… Etre moi-même, vaste programme et quelle ambition me diriez-vous ?

Pour moi, être soi, c’est être mobile, expansif, réactif, réaliste, perméable. C’est découvrir et accepter la complexité souvent inconfortable de mes contradictions internes et l’ambivalence de mes désirs. C’est ne pas dénoncer, ne pas trahir, ne pas fuir ses responsabilités. C’est se situer dans une phase d’admission et de compréhension, en n’écartant rien de l’autre, même le futile. C’est aussi venir en aide à une personne qui en a besoin.

Ce sont quelques-unes de ces valeurs essentielles qui m’aident à me sentir intègre. Ce sont ces valeurs morales que j’ai plus ou moins consciemment choisis pour me sentir bon et aimable, fiable et loyal à mes idées, à mes amis, à mes « frères de l’ombre », à mes amours aussi. Mais je sais parfaitement qu’il ne suffit pas d’avoir une conscience morale ou une volonté d’acier pour les défendre et les affirmer, encore faut-il avoir suffisamment de ressources pour soutenir et exprimer ce désir profond.

Mon attitude ne relève d'aucun hasard. Nous pouvons tous la développer et l'entretenir, grâce à une compréhension de ce qui se joue en soi, grâce à une meilleure connaissance de soi, grâce à ce formidable diapason de l'harmonie intérieure. Grâce aussi à ce « communiquer autrement dans la vérité, dans le propre, à écouter son cœur et ses tripes pour tenter d’irradier de confiance… et puis sourire, oui tout simplement sourire »

SavalLd’Arvo 

 

 

commentaire sur l'albatros

« Même s’il est sain socialement de savoir se comporter professionnellement même quand on n'est pas au mieux de sa forme, baisser sa garde au bon moment n’est pas un signe de faiblesse. En fait, être conscient de ses émotions et décider de les partager avec les autres - toujours à un moment approprié - peut être le signe d’une certaine force »

28 août 2015

commentaire sur l'albatros

Ce blog est finalement une belle histoire d’amour. De celles qui doivent vivre mille péripéties pour s’accomplir. De celles qui s’élèvent dans la vérité des sentiments. Notre cher Savall baigne dans l’intime, l’idéalisme, le romanesque, le spirituel et je l’approuve car cela le (et nous) rend plus humain. Il ose la fragilité et c’est ce qui fait sa force que l'on sent véritable. L’Albatros et son envergure soi-disant maladroite se couvre d’audace intellectuelle parce qu’il agite l’imaginaire de notre époque.

27 août 2015

PALETTE DE COULEUR…

Mon amertume s’efface derrière ta palette de couleur, au sein de cette nuit fraiche où se mêlent tes roches sablées d’argent, dans ton écrin océané de feuillages endiamantés, paré de multiples nuances de vert et d’amarantes aux rouges cuivrés.

Ancolies roses poudrées, dispersées au sein de tes Nigelles de damas aux variations de mauves, entrelacées au cœur de tes lianes pourpres d’Hoyas et autres Dahlias sauvages, se partagent amoureusement ta toile, puis roulent et se déversent, jusqu’à ton lit sertis de pierres azurées embaumé de promesses, tandis que ton cour d’apis lazuli tout à la fois berce, purifie et vivifie.

Bruissements d’élytres translucides aux nuances gris bleutées, défilent et se reflètent dans tes ondulations. Tes jades luxuriants épousent et soulignent ton écorce brune enchâssée çà et là.

Invitée privilégiée, je plonge en toi pour mieux m’enivrer de ta kyrielle de parfum, enveloppée par tes crépuscules au manteau indigo et les matins bleus roi de ta vallée princière, où tu déploies tes rayons aux perles ambrées de miel sucré, fait d’or et de de lumière.

Ta brise invite aux chants des flutes traversières et fait ondoyer les rubans orangers des enfants sous ta parure étoilées de blanc scintillant.

 

Ariana Barras 

 

26 août 2015

commentaire sur l'albatros

Hajar HAJJAMI : L’amour, ce spectre insaisissable, qui s’est déjà manifesté devant nous tous, ....., il est le même, mais il change d’apparence devant chacun d’entre nous ; Il maîtrise cet art de passer d’un extrême à l’autre,....., il s’impose quand on ne veut pas de lui, il s’enfuit quand part à sa recherche, incompréhensible et indéfini, à nous rendre fières d’être soumis ...., il est beau et généreux, à être celui qui dessine les plus beaux moments de notre vie, il donne naissance à nos joies et petits instants de bonheur, il est souvent celui qui donne naissance à notre nouvelle vie, .... ; Mais il est aussi ce monstre sadique, qui nous noie dans les plus tortueux chagrins,... il est cette humiliation qui piétine notre dignité, qui fait disparaître notre narcissisme, il se délecte de nos larmes et du sang invisible qui coule, qui jaillit de nos blessures, on dirait qu’il en a besoin pour survivre; Il possède aussi cet art de la manipulation de nos cœurs et nos cerveaux, sa force imprévisible, fait de lui une entité omnipotente, du mal comme du bien, comme s’il souffrait de cette psychose dissociative, lui permettant de se doter de deux faces opposées, celle d’un sentiment noble et pur qui apporte le rêve, l’espoir et la sérénité, puis la fierté et la stabilité, et l’autre face, celle de sa vérité qu’il essai de cacher, celle qui a prémédité, la jalousie, le chagrin, l’humiliation, la trahison, la déception, la colère, la haine, des suicides et des meurtres, cette face tachée d’une atrocité qui grandit en parallèle avec la grandeur de ce sentiment noble ; Il peut nous engouffrer, nous dévorer, nous absorber, pour s’amuser de nous rejeter, nous recracher et nous vomir ; Il peut être ce qui nous libère, de rien de précis, mais il nous libère d’un rien, comme d’un tout, pour le but de nous tenir à son esclavage ....

 

 

25 août 2015

commentaire sur l'albatros

Je suis venue dans vos Corbières cet été. J’y ai rencontré vos rangs de vignes, vos allées de lauriers, vos amandiers tordus par les années et quelques oliviers épuisés par cette chaleur désespérante livrée à elle-même. Mais surtout cette douceur de vivre que vous savez décrire, intacte, au milieu de cette nature prodigue où les jeunes grappes commençaient à peine à noircir les vieux carignans. Un bel été, oui vraiment un bel été. Bien à vous cher Savall.