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03 septembre 2015

AMOUR TOUJOURS ?

Les fables de notre enfance s’arrêtaient le plus souvent à la porte du réel en prenant soin d’inscrire au bas de la page avant le mot fin : « ils s’aimèrent toute leur vie, pour le meilleur et le pire »… mais ça c’était avant que ne se fanent les fleurs ne nos délicieuses illusions. Pourquoi le déplorer ? Parce que dans la vraie vie le mot « amour » ne rime pas forcément avec « toujours ».

Mais qu’est donc devenu ce lien magique ? En fait, chacun croise l’autre à un instant T de sa vie et le choisit en fonction de ce qu’il a, à ce moment-là, à « investir » (consciemment et surtout inconsciemment). Chacun est pour l’autre le bon placement, oui le « placement » du « moment », oui du moment !

Ensuite, la vie avance et chacun évolue à sa façon ! Parfois les routes restent parallèles : « on peut continuer à cheminer ensemble ». Parfois elles se séparent : « on n’a plus la même chose à placer » ou bien l’autre n’est plus à même de recevoir mais, pour la survie du couple : « On n’a plus autant de choses en commun, c’est vrai, mais on s’aime toujours… alors ! ». Tant bien que mal ou tant mal que bien, on se supporte jusqu’à faire semblant de s’aimer encore, pour les enfants, pour la famille, pour les voisins, pour les autres.

Nombreux sont alors ceux qui se retrouvent devant 3 alternatives : casser le couple au nom « d’un amour et d’une sexualité qui n’est plus ce qu’elle était » alors même que des liens forts continuent d’exister… ou bien préserver le couple au risque que (le sexe étant mis hors-jeu) chacun s’enlise dans une vie de « petite mort » en rendant l’autre responsable de la situation.

Certains veulent le croire et tentent une « troisième voie », décidés à ne renoncer ni à leur couple ni à la sexualité, ils gardent le premier et vont, parallèlement, « voir ailleurs si l’herbe est plus tendre», chercher ailleurs ce qu’ils ne trouvent plus chez eux.

Etre capables de passer « légèrement » d’une aventure à une autre, sans affect, sans douleur, sans le poids de ces liens qui finissent toujours par se tisser et dont il faut à chaque fois se défaire.

« L’essentiel n’est pas de donner des années à la vie, mais de donner de la vie aux années ! »

SavalLd’Arvo

 

 

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