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30 septembre 2015

ÉTERNEL RIVAL

Désormais je suis vertical, bien tanqué au milieu de mon allée d’oliviers admirables de cohérence. Ils vivent là paisiblement depuis l’aube des temps. Ils m’apaisent et m’annoncent que je ne suis qu’à la naissance de la passerelle dressée pour t’aider à traverser ton histoire, comme eux, comme moi, à la recherche de la franche quiétude.

Alors j’avance avec prudence en accomplissant mes si beaux métiers de messager des temps heureux et de tailleur de pierre car je sais que je suis le seul géomètre à pouvoir arpenter encore ce futur qui n’a qu’une seule idée en tête : abréger.

Je reste le manœuvre à la manœuvre, le besogneux du touche à tout, l’artisan vainqueur de la passivité, l’apprenti inlassable de la dignité, le sociétaire permanent de l’académie du « jouer juste » en refusant d’être mon propre rival.

Et puis, pour tout te dire, j’ai finalement admis que je suis sorti définitivement de la phase « modération » pour me laisser aller enfin à celle de « l’excessivité de mes désirs » avant que ma propre vérité ne devienne cendre...

SavalLd’Arvo

 

 

29 septembre 2015

commentaire sur l'albatros

Pensées, p 378/378, Pascal : "La vanité est si ancrée dans le cœur de l'homme, qu’un goujat, un cuisinier, un crocheteur se vante, et veut avoir ses admirateurs. Et les Philosophes mêmes en veulent, et ceux qui écrivent contre la gloire, veulent avoir la gloire d’avoir bien écrit ; et ceux qui le lisent, veulent avoir la gloire de les avoir lus ; et moi qui écris ceci, j'ai peut-être cette envie ; et peut être que ceux qui le liront l’auront aussi." 

commentaire sur l'albatros

"La contradiction, l'hypocrisie sont les éléments constitutifs du véritable amour, on ne pourrait les en arracher sans le tuer"

Aurélien,p.237,L. Aragon

CISELEUR

Un matin identique et à la fois différent, juste les battements d’une brume qui se lève, puis les contours, les couleurs et le vent deviennent simplement plus vifs.

J’affronte l’expérience du tailleur et ciseleur de pierre polissant sa surface, qui perçoit aux détours de moments forts de l’existence se détacher des aspérités plus ou moins brutalement.

Je sens mon regard s’affiner et s’élever sur les cimes, se durcir sur l’intolérable, en s’adoucissant sur les fissures et les abandons, mon humanité s’accélère dans un flot de supplément de vie.

La quête de perfection de soi nous amène à progresser sur les chemins de l’inconnu, de l’inattendu, encore nous faut-il rester attentif pour se saisir de l’or à son passage.

Et accepter que le désir intense d’être, devienne possiblement une réponse au développement de l’acuité et de la force nécessaire pour s’emparer de la source de vie jaillissante.

Je voudrais toujours te faire la promesse insolente que ce chiffre qui nous domine n’est qu’une synthèse insoumise à la durée, le produit du nombre, l’énergie se faisant profondeur dans la rencontre intime avec le premier forgeron de notre Vérité.

Ariana Barras

 

28 septembre 2015

SAMPLE BEAT

Fragile, il déambule, tenté par le trait noir de l’artiste.

Subtile funambule, à la quête de sa piste.

Seize pistes. Blanches et noires. Sample et beat dans sa mémoire.

Remixe le non-vide de ces matières liquides. Relief solide.

Corde de non-matière. Etat de passage vers la frontière.

Noir absolu. Pavé mosaïque. Embarque dans son caïque.

Marin ivre, comme le bateau du poète, de ses non-sons part à la conquête.

Faire régner l’harmonie. A son tour. Renaître la vie et trouver l’Amour.

 

http://lecumedessentiments.blogs.midilibre.com/

27 septembre 2015

ÉMOIS & MOI

Vois-tu, il me prend souvent cette nécessité de commencer quelque chose de nouveau, à ma façon et selon mon rythme, à mes images et selon mes rêves, à mes désirs et selon mes plaisirs.

Et puis, l’utilité d’apporter de la fluidité et de la consistance à mon histoire, à mon récit, avec de l’allure, celle de l’ouvrier de ce moi en qui j’espère parce que je ne peux me débarrasser de ce côté obsessionnel d’être vivant dans l’intensité, pour ne rien perdre, pour ne rien manquer.

Si tu savais comme c’est étrange, je n’ai rien vu passer et j’ai peine à m’habituer à ce chiffre qui me domine.

Mais ce privilège d’aujourd’hui fait que la concurrence immodérée entre les hommes, cette course effrénée vers le sommet de cocagne, désormais je m’en fiche royalement car je n’ai plus à me réhabiliter.

Vois-tu, l’avantage de l’accumulation des années, c’est la surprenante lucidité qu’elle offre, celle que l’on amoncelle le long de ce temps qui ne finira jamais de couler… sans toi peut être ?

Savall d’Arvo

 

 

26 septembre 2015

commentaire sur l'albatros

La tentation du blog littéraire à quatre mains, genre très en vogue ces temps-ci, a du bon quand il ressuscite de belles âmes. A celle de Savall, que nous savons tout de même talentueux, s’ajoute désormais celle d’Ariane. Pour tout vous avouer Madame, au tout début je vous laissais de côté car je ne pouvais accepter une intruse. Et puis je m’y suis fait puisqu’il vous imposait ! Alors comment ne pas vous suivre puisqu’il le faisait ? Oui vos écritures se synchronisent, mais je découvre peu à peu des voisinages qui s’éloignent et c’est tant mieux.