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07 décembre 2015

LE CORRIDOR DES ALEAS

Merci à toi qui n’es jamais venue me prendre la main ! Pourtant je t’ai attendue si longtemps, depuis toujours sans le moindre doute ! Plus d’une fois dans la rue j’ai cru te croiser au milieu de cent passantes, t’apercevoir dans la silhouette de mille femmes, te deviner au centre d’anodines aux allures bottées !

Dans les bras de quelques-unes avant toi, j’ai cru ressentir l’évidence de tes courbes. Mais non, jusque-là ce n’était pas toi, tu ne me seras jamais apparue, mais grâce à toi j’ai eu mille vies, mille espérances !

Dans l’espoir de t’y découvrir, j’ai accepté tous les voyages, toutes les soirées, toutes les sorties les plus inutiles ! Quand je me rendais quelque part, c’était toujours avec le désir de t’y retrouver ! A chaque fois j’y suis allé dans l’espoir de ce rendez-vous-là, le nôtre, fondé sur l’imprévu et la fulgurance.

Depuis toujours je t’ai en tête et jusque dans mon souffle. Tu es en moi, de la façon la plus abstraite, la plus intime et la plus permanente, mais tu es bien là. Tu es cette idée que je tiens au chaud, comme si toute ma vie me devait bien ça, comme si toute ma vie me devait de m’offrir la résolution de l’évidence partagée pour anéantir à tout jamais le banal.

Si tu n’es pas à venir, c’est peut-être que je ne t’ai pas reconnue, que tu ne m’as pas retenu. C’est possible car le monde est un corridor d’aléas dans lequel je n’en finis pas de prendre froid. Mais, si tu ne viens jamais, ne t’en fais pas, je ne prendrai ça que pour un simple retard, toi que j’attends chaque jour davantage…

SavalLd’Arvo

 

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