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31 décembre 2015

commentaire sur l'albatros

Avec son texte (au hasard de ma vie), il est lui-même une fois de plus. Style limpide et pensée droite, loin du sempiternel jargon pétri de mots incompréhensibles et de phrases interminables que certains écrivains du dimanche nous bassinent à longueur de temps pour se prétendre élite. Je suis absolument certaine qu’il pense et fait ce qu’il écrit car son discours est le même depuis une décennie que je le suis = il est donc pour moi un philosophe et un authentique.

AU HASARD DE MA VIE

Un besoin d’être ici et maintenant en ce tout dernier jour de l’année. Là, bien calé dans le séculier puisque ton palais doré, si admirable soit-il, mais tellement vide, ne suffit plus à combler mon existence.

Une soif d’incontestable et de vrai, une démarche fondamentale intérieure bien plus qu’une tendance. Une recherche logique de cet équilibre devenu évidemment « essentiel ». Un désir simple de donner, enfin ou une nouvelle fois, un sens à ma propre vie.

Là, sans ambages, sans clinquant et sans bluff pour épouser sans contrainte mes devoirs et mes charges avec le même naturel que si j’enfilais mon jean.

Bref, contempler et concevoir, accomplir consciemment les choses et les éléments mais désormais différemment !

Vois-tu, à partir d’un âge calé, on a cette pesante sensation que le futur semble limité... Mais non, tu te trompes lourdement, tu ne sais pas que c’est à ce moment-là que l’homme atteint sa véritable complexité. C’est là qu’il touche et qu’il intrigue !

Cet homme que je suis devenu, cherche et trébuche sur la traduction de ses sentiments. Mais il écrit toujours avec sincérité et surement avec maladresse, avec ce qu’il connaît de cette vie et avec ce qu’il pense y faire, avec ce qu’il devine et avec ce qu’il craint.

Demain, dès les premières lueurs de l’année nouvelle, sera un de ces jours au matin clair. Je serai alors pleinement libre de prendre la mer !

SavalLd’Arvo

 

30 décembre 2015

commentaire sur l'albatros

C’est le blog surprise de cet hiver qui tranche par sa limpidité, par un récit concret, bien orchestré sans être simpliste. Voilà exactement le genre de blog que l’on regrette de ne pas avoir découvert plus tôt. Je vous souhaite sincèrement le plus grand succès cher Monsieur.

29 décembre 2015

TOUTE LA BEAUTE DU MONDE

Fut un temps, la perte et l’abandon que j’avais toujours tenus en laisse se sont jetés sur moi avec une cruauté inouïe. J’étais littéralement coupé en deux, roué de coups, démantelé, fracassé, humilié, seul au fond de ma geôle, écrasé par la trahison !

Je n’avais qu’un regret : m’être abandonné, moi qui lui portais autant de belles attentions !

Une abstinence émotionnelle nourrie par un rejet de l’univers féminin. Je suis resté dans cet état, sans pouvoir ni vouloir ressentir quoi que ce soit. Je m’infligeais une violence supplémentaire en muselant mes sentiments sans les faire disparaître. J’accueillais la souffrance pour me torturer et pour qu’elle me persécute davantage. Je figeais mes émotions dans une mélancolie continue. Une partie de moi enregistrait mécaniquement, tandis que l’autre devenait bloc.

Je suis devenu sarcastique, irrité, irritant, agressif, méfiant avec une idée fixe : ne plus me faire arnaquer ! De fait, je ne risquais pas de rencontrer l’amour puisque je ne m’intéressais à personne et que je n’intéressais personne.

Ce sont cette colère et ce rejet qui m’ont permis d’encaisser le choc, le temps de souffler et de reprendre mes esprits. Une fois la douleur acceptée et atténuée, il a fallu que je lui donne un sens pour essayer de prendre la mesure de ma responsabilité. Me demander pourquoi je m’étais autant perdu et pourquoi la perte me semblait aussi insupportable ?

Aujourd’hui, je dois garder à l’esprit que l’amour vrai, lieu par excellence des émotions les plus intenses, implique nécessairement une prise de risque que je ne prendrai plus jamais ! Alors, muni du maillet et du ciseau, je me suis remis chaque jour sur l’ouvrage avec rage…

Mais, « Combien faut-il d’œuvres d’art pour mettre la beauté dans le monde ? » disait Michel-Ange ! Combien me faudra-t-il de temps pour mettre un peu de bonté dans le tien ? 

SavalLd’Arvo

 

25 décembre 2015

SOYEZ ÉMERVEILLÉS

S’émerveiller, c’est décider d’arrêter d’être inquiet et jouir de ce qui vient avec gratitude, c’est accepter de ne pas tout comprendre et laisser les choses s’éclairer plutôt que vouloir les expliquer, c’est ouvrir ce qu’on croyait fermé, c’est accepter de se laisser toucher par la beauté, ce mystère absolu.

L’émerveillement est une expérience au cœur du cœur de l’humanité. C’est le plein derrière le vide ; encore faut-il accepter de passer par le vide… Les grands émerveillés sont des vivants formidables et font des indignés magnifiques, pourfendeurs de l’injustice. Rien à voir avec la naïveté ou l’ingénuité, voire l’ignorance ou la niaiserie !

Être un humain émerveillé s’apprend, résolument, avec plus ou moins de facilité en fonction des histoires et des individus. C’est un travail, un cheminement ; un parti pris réaliste et concret devant lequel nous ne sommes pas tous égaux. Le premier pas vers l’émerveillement, c’est l’émerveillement de soi-même.

En ce matin du 25 décembre, et bien davantage que celui de la veille, je déclare que tu m’émerveilles encore et que j’ai hâte de vivre celui de tes demains…

SavalLd’Arvo

 

23 décembre 2015

VOIS CE LOIN

Vois le désert stérile, ce monde sans couleur, cette contrée sans nom où je creuse ma quête.

Vois ma cruelle aventure que tu délaisses.

Vois la terre noble qui fut consacrée à Vénus, c’est là que triomphe l’Amour véritable, c’est là que j’ai abandonné ce que je désire et délaissé la convoitise à laquelle le temps s‘oppose.

Triste réalité que de voir ce qui est et ce qui n’est plus.

Tant de peines pour une envie que je sais juste et véritable !

Tant de châtiments me condamnent au tourment d’un pacte que je voulais inestimable.

C'est en cela que mon idéal pourrait survivre !

Alors, je vais à pas lents et accablants sans ne jamais ne pouvoir me rapprocher de toi tellement tu es loin…

Ne vois-tu pas que le monde en tremble !

SavalLd’Arvo

 

22 décembre 2015

LA VIE A L'ENVERS

C’est lorsque chaque partenaire reconnaît ce qui fait la spécificité de l’autre que naît l’amour véritable : on peut alors l’aimer pour ce qu’il est réellement !

« L’amour mature », c’est renoncer à former le couple idéal ! C’est grâce à nos apports spécifiques que ce renoncement va nous amener à faire de notre couple une création unique !

Pour durer, il faut accepter que l’autre soit différent, mais aussi aimer ces différences, puisque ce sont elles qui maintiennent le couple en vie. Chercher les points sur lesquels chacun est prêt à lâcher du lest pour satisfaire les besoins et désirs de l’autre. Envisager les moyens de coordonner ces divergences pour être dans la complémentarité et non plus dans l’opposition. S’adapter aux évolutions de l’autre et du couple. Préférer la curiosité à la peur !

Ecouter, ouvrir les yeux, se laisser surprendre, dérouter, accepter que cet “autre” univers garde son mystère. Créer le désir permanent c’est cette impossibilité de connaître et de comprendre tout à fait l’autre !

« C’est du heurt des contraires que jaillit la flamme de la vie », assurait Jung.

SavalLd’Arvo