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09 janvier 2016

PRISE DE TETE

C’est une manifestation d’hypersensibilité qui entraîne des torrents de préoccupations inutiles. Elle frappe tous ceux qui, par ennui, tentent de couper les cheveux en quatre pour se donner de l’importance : je pense donc je suis !

Lorsque nous sommes frappés de rumination mentale, nos pensées négatives gonflent, à l’exemple d’une pâte agrémentée de levure. Au début, elles se focalisent sur l’événement qui vient d’avoir lieu, puis, peu à peu, elles glissent vers d’autres situations du passé, du présent, brassant pêle-mêle nos doutes les plus intimes.

C’est une pensée qui sort de son sillon, un débordement qui nous traverse et que l’on ne peut mettre en forme.

Toute « prise de tête » est un signal. Elle nous indique que nous sommes passés d’un état d’ouverture à un état de défense.

A la base, il y a toujours une menace : être abandonné, renvoyé, disqualifié

Au lieu d’être à l’écoute de notre peur pour identifier les besoins qu’elle exprime et agir (une peur est toujours légitime), on la subit et on s’y enferme. La peur est le moteur principal de notre petit vélo mental.

S’encombrer la tête a une fonction d’antidépresseur. Ce mécanisme nous permet de faire écran à nos angoisses existentielles les plus profondes en nous coupant de nos sensations.

A chacun sa méthode pour traverser ces périodes d’agitation mentale. En n’oubliant pas qu’elles peuvent être créatives, car de ce maelström mental peuvent jaillir des intuitions et des prises de conscience décisives.

 

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