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30 janvier 2016

LE FANTOME DE L’OPERA

A l’intérieur d’une après-midi anonyme, là où tout respirait déjà l’imposture, je me suis perdu sur un banc en plein vent, vide de sens, face à cette pendule immobile qui annonçait déjà mon crépuscule. Droite, large et illuminée par tant de couleurs, tout n’était que façade et tout se perdait déjà sur un jardin privé d’horizon. Au cœur de ce qui allait devenir mon ermitage, je voulais voir cette avenue bien au-delà du songe et me perdre dans ta ville, jusque dans la moindre de tes artères !

Hélas, au bord de cette ligne de cœur qui maintenait mes dérives, le mirage a pris racine sur un marécage. Ne plus penser à toi dans la grâce, la pudeur et même la fureur puisque tu m’as donné l’ordre de m’égarer une bonne fois pour toute !

Alors les musiciens en noir se sont installés derrière leurs maigres pupitres. Le maestro quelque peu désabusé mais encore brillant, baguette en toc et cœur en vrac, conduisit l’orchestre car le concert devait s’élever au-dessus de tous soupçons. De cette illusion qui peut tuer de plaisir ne ressortira que la beauté, car une fois l’air entamé, il n’est plus question que de cela : la beauté !

Mais comment fais-tu pour te soustraire à la beauté d’une résonance, à celle d’un mouvement, à celle d’une ardeur ?

SavalLd’Arvo

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