Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31 janvier 2016

commentaire sur l'albatros

Savall, vous avez pourtant dix fois plus de talent que les ¾ des gens qui se prennent pour des écrivains. Par contre, eux ils ne restent pas cachés dans leurs Corbières. Il est grand temps de vous mettre à découvert. Allez, courage !

commentaire sur l'albatros

Par un style présent et endurant, vous échappez à la définition traditionnelle des blogueurs qui en rajoutent pour se faire mousser. Vous avez une façon d’aller au monde avec pour recette la constance, la philosophie et l’amour (et quel amour). Pour le coup, je me suis docilement abandonnée à vous relire.

30 janvier 2016

LE FANTOME DE L’OPERA

A l’intérieur d’une après-midi anonyme, là où tout respirait déjà l’imposture, je me suis perdu sur un banc en plein vent, vide de sens, face à cette pendule immobile qui annonçait déjà mon crépuscule. Droite, large et illuminée par tant de couleurs, tout n’était que façade et tout se perdait déjà sur un jardin privé d’horizon. Au cœur de ce qui allait devenir mon ermitage, je voulais voir cette avenue bien au-delà du songe et me perdre dans ta ville, jusque dans la moindre de tes artères !

Hélas, au bord de cette ligne de cœur qui maintenait mes dérives, le mirage a pris racine sur un marécage. Ne plus penser à toi dans la grâce, la pudeur et même la fureur puisque tu m’as donné l’ordre de m’égarer une bonne fois pour toute !

Alors les musiciens en noir se sont installés derrière leurs maigres pupitres. Le maestro quelque peu désabusé mais encore brillant, baguette en toc et cœur en vrac, conduisit l’orchestre car le concert devait s’élever au-dessus de tous soupçons. De cette illusion qui peut tuer de plaisir ne ressortira que la beauté, car une fois l’air entamé, il n’est plus question que de cela : la beauté !

Mais comment fais-tu pour te soustraire à la beauté d’une résonance, à celle d’un mouvement, à celle d’une ardeur ?

SavalLd’Arvo

28 janvier 2016

UN LOIN PAS SI LOIN

Tu laisses une mer de consternation avec une empreinte digitale poignante, toute en variation entre le bleu d’en haut et le gris d’en bas, seule concession pour partir à sa découverte vu la fragilité du système qui n’a plus rien d’une curiosité puisque tu n'as pas su tirer parti des rudesses de ton milieu.

Beaucoup de gout pour un tel dessert qui ne devait fondre que dans ta bouche lorsque tu disais « ne m’en prive jamais » mais désormais je ne suis plus disposé à t’en laisser une larme…

Désormais, considérons que tu n’as plus de statut puisque tu as choisi de quitter la rive d’une vie à peu près bien remplie alors que tu gardes celle d’en face, remplie de rien, celle où il faut bien que tu vives en te sentant critiquable puisque tu ne trouves plus aucune issue. 

Vois-tu, dans mon pays de caractère, celui de mes aïeux face à la misère, la fierté se lit jusque dans la manière de regarder vers le haut, entre la terre et le ciel, pour abolir la distance qui va de la quête à l’aboutissement. Si mes mots te semblent sourds, ne t’inquiètes pas, un jour tu les entendras.

SavalLd’Arvo

commentaire sur l'albatros

Michael Lonsdale : "Parce que vivre, ce n'est pas juste respirer." Il répond à la question de Bouli Lanners qui s'inquiétait de voir ce vieil homme s'occuper de ses plantes et se demandait pourquoi il s'astreignait à un boulot si usant. Vivre, ce n'est pas juste respirer, en effet. Vivre, c'est espérer. Vivre, c'est aimer. Vivre, c'est avancer. C'est faire du mal et faire du bien. C'est éprouver de la compassion. Même quand la télé annonce la fin du monde. Même quand les paysages déroulent de grandes plaines balayées par le vent. Même quand le gris du ciel se confond avec la terre. Même quand les sourires ont du mal à éclairer un temps qui s'enfuit. Qu'il est dur le métier de vivre. 

 

27 janvier 2016

DES FIGUES ET DU VIN

Épargnée par la Tramontane et l’humidité marine, sous le soleil exactement, l’île que je porte en moi abrite ce volcan qui est loin de prendre la mer comme ceux qui prennent le vent.

Mais tu reconnaitras que cette île a su faire feu de tous les éléments pour se forger une identité que j’espère unique.

Ici, sur mon chez moi loin de toi, les figuiers sont abondants mais abandonnés. Les quelques miens plongent leurs racines dans l’eau douce de mes ruisseaux pour t’offrir ombre et miel alors que les pins parasols valsent au moindre souffle, balafrant l’azur d’un avenir que nous voulons serein.

Entre les murettes de mes vignes que tu as su disloquer une à une, l’on peut contempler une demeure modeste mais noble, toute de pierres sèches jointées où s’accrochent quelques paires de volets blancs ouvertes vers le large pour éviter le sombre, celui que tu affectionnais tant au temps d’un amour véritable…

SavalLd’Arvo

 

26 janvier 2016

commentaire sur l'albatros

;;; une larme a coulé

                                      lentement:

                                                        sur un bord de

pétale,

     roses pourpres          rouge si démentiel

      le sang de l'univers...

                            L'atmosphère est absurde

                                                   Le CRI   ECLATE

.                   et la rose vivante  de tous ses oiseaux chantent...

 

                                Nous construisons demain!!!