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08 mars 2016

DELITE

Au ciel de nos roses blanches froissées et à ce temps ancien achevé, j’ai posé un linceul. La maladie s’en est allée, comme te quitte les heures et les jours d’un fardeau trop longtemps porté.  

Après les vents retombés, reste les années enfuies, celles vidées des tempêtes, des brûlures, asséchées de l’amour en peine et des tourments. Du milieu de l’obscurité, s’illumine la tombe creusée aux ressentiments, et à la mélancolie sous un manteau de feuilles d’automne brodées d’ocre et de lumière.

Le souvenir d’un dernier incident… Un de ce qui ouvre des plaies, engendre une douleur lancinante, un de ce qui te sonde au plus profond, qui te vérifie... Et rien ne se passe, ni procession, ni cortège, seulement le calme qui te percute.

Des heures durant, tu penses qu’il pourrait s’agir d’une anomalie, mais rien ne s’éveille, ni ne se réveille. La douleur n’est pas endormie, elle est purement parfaite, remplie de son absence.      

La rencontre devait se faire, elle était enfoncée en toi, tu le savais. C’est bien elle, le regard posé, impassible, portant à sa main la balance de la neutralité, elle est tellement présente, entière, et si tranquille. Elle ouvre le passage vers un lieu bénit de sérénité, le « détachement ».

Aux cendres de toutes ces années passées, d’un amour sans fortune, ni vérité. Ne reste que le devoir, et la chair de la clémence, ils animent paisiblement le lien.

L’autre est libéré de soi, il peut être ce qu'il est, affiché ses emballements, débordé de lui, être simplement heureux dans sa vie.

Tout a repris sa place initiale, c’était seulement une histoire irréelle, la vérité manquante dès les premiers instants, simplement une illusion.

Ariana Barras

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