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12 juin 2016

LIGNES INTERIEURES

Installée au balancier de ces heures, je savais les dernières notes tombées de ta partition, comme on sait une orchestration annoncée, par la lucarne de ces matins où elle s'est découverte assombrie au sein de ces traversées de scène. 

Racontée au fil de l'aube, sous le bronze de la dureté dans une allure d'héroïne glacée. Alors que tu la sais dans ton cœur à l'opposé, " façon extrait de douceur et de générosité ".

Depuis des années tu négocies avec tes craintes et tes envies de sabotages, esquissées sous tes lignes de fuite comme un peintre compose sa perspective au sein de son atelier, sur un pavé noir et blanc suspendu à tes pas de valse d'hésitations.

Je te reconnais l'art du trait avec ta science des échappées et ce goût prononcé pour la précision. La maîtrise des profondeurs, et la mise en volume des lettres messagères. Les enfilades lustrées d'émotions, et ton écriture saillante d'obscurité et de lumière. 

Pour te savoir, te vivre, et te vouloir avec tes états obliques, et tes désirs de fugues en italiques, il faut saigner d'un amour vrai.

Si j'avais souffert de passion seule, elle aurait achevé ses jours sous tes coups de fleuret, et j'aurais pu te réprouver toi et tes imperfections. Mais je sais plus que jamais que l'on ne peut aimer un agnelet, comme on saurait aimer un Lion !  

Ariana Barras 

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