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30 juin 2016

L’OBSOLESCENCE PROGRAMMEE

Lire réveille d’innombrables souvenirs enfouis et l'anodin rédacteur que je suis comme le lecteur que vous êtes se retrouvent de connivence avec l’écrit. Alors, se tisse une toile de confiance, dans les mailles desquelles, il est plus aisé d’essorer sa conscience. Il s’établit une complicité, chacun devenant à tour de rôle le confident de l’autre !

Moi le piètre anarchiste des temps pas très modernes, je me rends compte que je tiens justement à ce que mes écrits secouent de fonds en comble et lèvent enfin le voile sur ce que nous avons d’intime !

Nous savons tous que l’être humain échafaude des stratagèmes pour exploiter son espace, pour s’enraciner durablement, afin que l’espèce se perpétue dans les meilleures conditions possibles. L’humain flirte perpétuellement avec le mensonge pour couper court aux conflits, aux affrontements tendancieux, aux amours défendus, à tout ce qui entrave son bon développement physique et psychologique.

L’écrit joue ce rôle de confesseur en livrant ses propres faiblesses. Le pouvoir des mots est sans limites sur l’esprit et le reconfigure à chaque remise en cause.

SavalLd’Arvo

28 juin 2016

L’ENJEU DU JE

Tu sais parfaitement que pour avoir ce désir d’exister autrement il faut d’abord avoir celui de se dépasser soi-même et croire aux lendemains qui enchantent.

Pour savourer la vie à sa juste valeur, j’ai donc décidé de ne plus attendre derrière tes murailles car avec toi rien n’a le temps d’exister vraiment. J’ai refusé aussi de redevenir cet autre pour ne plus que ma tentative de prouesse devienne sacrifice.

Je sais parfaitement que les choses de l’amour se nourrissent de confusions et de croyances, mais, hérétique, je revendique le doute alors que tu te couches avec délectation dans son contraire !

Vois-tu, je viens de battre le record de désillusion… désormais mon enjeu est de ne plus disperser mon JE dans ton JEU !

SavalLd’Arvo

27 juin 2016

commentaire sur l'albatros

Il y a dans vos écrits un regard assurément droit et juste, parfois sombre, comme le souvenir d’une liberté, d’un principe, quelque chose de l’ordre du salutaire.

26 juin 2016

commentaire sur l'albatros

Permettez que je reprenne vos propos : « je ne suis qu’un de ces nouveaux possédés du verbe en cadence qui tâtonne dans l’acrobatie des mots » Mais cher Savall, je vous supplie de continuer à le faire, vos mots vous vont si bien.

commentaire sur l'albatros

Quel magnifique portrait (auto-analyse) de cet homme VRAI qui sait retenir notre attention depuis des années. Fallait oser, il l’a fait et c’est pour ça que nous l’apprécions (et pour certaines que nous l’aimons) parce qu’il se distingue de cette masse d’ahuris.

25 juin 2016

commentaire sur l'albatros

Je viens de te relire... pour le plaisir... Un enchaînement fluide, pourvu de répliques cousues main comme des gants ajustés au rythme des séquences de tes pensées. En aiguilleur de haut vol tu entreprends ce chassé-croisé dans un balai bien balancé. Adossé à une dialectique à la perfection indéniable, dont l'aisance est la signature du talent qui te cheville. Une conciliation réussie de l'hédonisme et de l'esprit.

 

LES RIVES DE MON RÈGNE

A ceux qui ont la persistance de croiser mon épopée terrestre, je ne devrais pas les étonner par les pamphlets qui suivent !

Sachez que je me rends compte que j’éprouve la nécessité de me dire que les délices de la vie sont ailleurs que dans les champs de l’écoulement naturel des choses !

Sachez aussi que face à cet inventaire il me semble urgent de saisir le plaisir sur le fil avant qu’il ne me tranche !

Je suis conscient de vouloir aller trop vite à l’essentiel !

Je suis conscient de la tension que cette énergie peut engendrer sur mon entourage et notamment sur ceux que j’aime !

Je suis conscient du drame intérieur qui se joue en moi quand mes voies se croisent et finissent par s’étendre sur la grève de mes épisodes fantasques !

Je suis conscient que devant ce monde de vanité, auquel s’ajoute la mienne, il arrive que mon imaginaire s’investisse dans des complots émeutiers qu’il m’est alors impossible alors de désamorcer.

Je ne pense pas être un manipulateur d’idées ? Non, je ne suis qu’un de ces nouveaux possédés du verbe en cadence qui tâtonne dans l’acrobatie des mots. C’est ainsi que la plus part de mes chimères s’étiolent pour céder la place au détachement de mon espace temps avant qu’il ne se consume et ne me laisse de cendre !

Moi l’éternel apprenti d’un rite ancien et accepté, je clame de plus en plus haut et de plus en plus fort que je cherche à vivre pleinement en outrepassant l’ordre établi, les obligations, les principes, enfin tout ce qui m’empêche d’être l’animal qui hiberne probablement en moi ?

Mon univers me presse et, plus que jamais, j’ai l’envie furieuse de ne m’astreindre à rien !

J’ai ce besoin d’enfoncer les portes de la suffisance, de m’épuiser contre les murs de l’indifférence, de rentrer en conflit avec mes semblables pour ne pas me rendre à l’évidence que si j’existe ce n’est que seulement dans la bouche des autres lorsqu’ils me donnent la réplique.

Le manque de liberté me détraque et me rend indigeste comme la vie l’est devenue par ses entraves écrasantes.

Je peste de tout mon être car je suis en crise, en crise qui n’a d’yeux que pour mon moi-même… 

SavalLd’Arvo