Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

02 juillet 2016

TERRES ANCESTRALES

Je suis planté là sur une butte d’argile entre des rangs de vignes. Je frémis à l’idée qu’un jour je ne puisse encore m’enivrer de cette tramontane chargée de souffrances, de croyances et de tant d’existences !

Les miens se sont enivrés jusqu’à plus soif pour purifier les perles qui ruisselaient de leur front comme de leurs yeux ! Je les laisse m’occuper par leur dénuement et quelques fois de leurs rires. Je médite sur ce vide d’amplitude qui me pénètre de toutes leurs lassitudes. Je vois ma mère et ses yeux azur enveloppés de mèches blondes… Aucune explication franche, une vague submerge mon âme ! Aucun sens à ce désir de suspendre le temps qui sévit dans ma tête.

Et puis, il fallait que je revienne dans mon pays d’origine pour m’offrir les charmes d’un nouveau sevrage. Je savais qu’il fallait que j’entreprenne ce retour pour entendre battre mon cœur et le faire jaillir de désirs et de paix ! Je me devais de me charger d’émotions sous ce ciel divinatoire ! J’avais besoin de me rallier à la fougue de mes histoires ancestrales puisqu’il paraît que quand la tête ne suit plus, il arrive d’entrevoir les choses du passé ?

Alors, je prends le risque de l’ascension pour espérer croiser les miens et me présenter à eux dans le plus simple des achèvements. Je veux retrouver le périple solitaire et cohabiter avec mes chers absents ! Et puis, j’exhume des idées burlesques et je croupis sur le reste. Tu sais foncièrement que j’additionne mes heures passées dans le dessein d’échafauder un ultime périple. Je me dérobe et cherche le cloisonnement dans des discussions stériles. L’offensive du quotidien me gagne ! Je m’intéresse aux broutilles de tous les jours et en oublie la fin. Je me surprends à singer l’existence.

A vous mes chers invisibles… et puis à toi ma terre occitane aux odeurs de mire et d’encens de nos cathédrales ! Je sais qu’il y a en toi de la vie profonde, de l’espérance lorsque je conduis mon âme arrosée par les faisceaux d’un soleil rédempteur.

J’ai parfaitement conscience que je vis tous les jours le premier jour de la fin de ma vie ! Je sais que chaque jour m’affine et que si je glisse doucement sur la pente douce, je ne suis surtout pas sans issues !

SavalLd’Arvo

Les commentaires sont fermés.