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12 août 2016

MEME LES HIRONDELLES FOUTENT LE CAMP

De toi il ne me reste qu’un vague embrasement, une légèreté mêlée d’amertume comme un air d’opéra détourné. Des formes généreuses et ses plaisirs rouillés par les mauvais temps, la douleur de tes silences et de la perte de place. Un miroir blessé, quelques fioles d’encre de ces matins sans fin, un compas entrouvert, une timbale en argent à moitié saoule.

Et puis l’abandon de tes mains sur mon visage, ce sourire que je ne caresserais plus et cette montagne de désordres.

Au bas de tes remparts, je te quitte sans le sou sur une embarcation vénitienne qui me déposera sans doute entre deux rives.

Au loin, en amont, se dresse un échafaudage squelettique contre la palissade des emmurés.

SavalLd’Arvo

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