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Midilibre.fr
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29 avril 2017

ET DIRE QU’IL FUT UN TEMPS

Où nous jouions sur la route sans nous soucier du danger avec une balle qui foutait le camp pour aller se frotter aux grenouilles.

Heureuse époque d’insouciance où les journées paraissaient longues et la vie éternelle.

En ce temps-là, je ne concevais nullement l’idée de l’amour comme celle de l’oubli.

Puis, il y eut cette époque où quelques rangs de vignes nous pouponnaient comme ma Bonne-Maman (c’est ainsi que nous baptisons celle que vous appelez ordinairement grand-mère). Elle surveillait nos jeux d’aventure et, cela va de soi, fermait les yeux sur nos premières tendresses pas tant opposées que cela !

Que le monde était beau et Dieu que les filles étaient jolies !

Prémices de la curiosité qui empruntaient vite les sentiers de la honte à l’approche de la table familiale, avec cette impression de tout avoir imprimé sur le front.

Savall 

27 avril 2017

SUR LE VIF DU SUJET

Saisir une journée banale où la grisaille fait forte tête et que le bel astre a rangé son large éventaire de rayons.

Troncs séculaires affublés de leur livrée pour laisser réciter le vent.

Baraques en tôle abritant un lot de pauvres canassons d’infortune.

Habitations harnachées de ferraille pour braver le futur éventé, à moins qu’il ne soit inondable.

Tapis d’herbes indomptées déroulés çà et là au pied des amandiers vétérans.

Jardinets en friche depuis l’enfantement des supermarchés… le tout ponctué par l’écho d’aboiement d’un chien de chasse rangé comme un outil sous une caisse minable en attendant l’ouverture d’une coutume sauvage.

Savall… et j’en ai bien d’autres

26 avril 2017

RAPSODIE POUR UN ILLUMINE 1

Je tente l’expérience ! Après tout, idiot de tirer un coin de rideau et de donner libre cours à mon imagination, j’essaye d'attiser juste un peu la tienne ?

Il suffit de regarder attentivement par la lucarne et de flairer l’air du temps mauvais pour s’apercevoir vraiment de tout ce qui passe autour de nous et de sentir la précarité du monde dans l’instant, de cette France tant chérie et quelque peu dépouillée de ses enluminures qui faisaient sa gloire au temps des Lumières…

Savall

25 avril 2017

CONSTAT A L’AMIABLE

Je constate une fois de plus que j’ai écopé d’une vie chargée de contraintes que je me suis fabriqué moi-même pour payer ma dette. Une vie tombée bleue horizon mais par temps malade de gris sans que j’y prenne garde et qu’il me faut subir et apprivoiser dans ses moindres aléas.

Qui peut comprendre mes crises que tu as endommagées ?  Surtout pas toi puisque tu as pris la fuite avec ton chargement pour te gaspiller en mauvaise compagnie !

Deux êtres habitent en moi désormais, je partage mon corps avec deux êtres différents, bien distincts et complètement opposés. Mais quand parviendrai-je à les unir pour vivre enfin ma liberté ? Rassures-toi, je me familiarise avec mon dédoublement lorsqu’il m’arrive de naviguer entre la truelle et la règle.

Je suis parfaitement conscient de semer le trouble et la confusion autour de moi, je suis changeant, irascible, pourtant dévoué pour la cause du grand TOUT. Je compose, je conspire, je convulse. Si par mégarde, j’avance trop, je me perds, si je n’avance pas, je me dépasse et me double.

Savall d’Arvo

23 avril 2017

commentaire sur l'albatros

Pour des relations sans attachement ni possessivité. La part difficile c'est d'arriver vers l'autre sans être dans le besoin : besoin affectif, besoin de sécurité, besoin d'être reconnu et aimé, besoin d'appartenir à ce qu'on appelle "un couple". Tous ces besoins se transforment naturellement en demandes, et la relation qui s'établit devient névrotique. Pour en sortir, il me semble important de ne pas chercher à "construire" une relation mais à vivre l'expérience d'être "avec" cet autre qui est venu dans ma vie. Et à continuer à progresser intérieurement pour combler soi-même ce besoin. Toujours avec bienveillance envers soi et envers l'autre. C'est un chemin semé d'embûches, mais un merveilleux chemin de lumière. 

22 avril 2017

SOLEIL DE PRINTEMPS

Inestimables bienfaits du retour au calme et de la prise de hauteur dans ce monde repu de mots, où tout peut être énoncé, vérités comme mensonges.

Alors certaines voix commencent à se faire entendre et à s’élever au-dessus de la mêlée pour rappeler la valeur d’une parole donnée, précieuse et juste.

A l’heure où tant d’êtres ajustent le noir et le blanc sur un même tirage, il peut être réjouissant de revoir les premiers essais sur la palette saturée d’images tendres, là où les décors n’étaient pas encore délabrés, les messages absents ou violents laissant comme une scène de crime sur mon écran.

Savall

21 avril 2017

DESEQUILIBRE

Je voulais te dire, te dire à outrance même, te raconter sans me soucier, mais les paramétrages de la vie sont bien plus complexes que les configurations de mon cœur.

Je regarde autour de moi et ne te trouve plus. Le livre se referme alors que la dernière page est blanche ! Un vide que j’aimerais combler mais qui s’est creusé davantage. Malheur à mon engagement, malheur à mon sens du bon sens, malheur à notre pacte.

Je voulais t’offrir tant de belles choses mais la méfiance est survenue, sournoise, pathétique, destructrice et me met à bout de forces. De doutes en conflits, le corps s’effondre, se rue vers l’impotence, vers l’indolence et le mépris si bien qu’il se tasse et stagne et renonce.

Je veux rompre avec moi-même. Tout déposer là dans cet écrit responsable et assassiner les mots qui sont en moi et que je t’ai rédigé mille fois.

Il déferle des couleurs sombres dans mon cerveau vermoulu, du tort à revendre.

Je me blesse à mon propre jeu.

SavalLd’Arvo