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Midilibre.fr
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26 septembre 2017

CHACUN POSSEDE UN TRESOR

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Sois consciente et généreuse de ton trésor et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir le trésor des autres, disposés à apprendre et à te remettre en question.

Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres.

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là.

Pense que la place que tu n'occupes plus reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

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