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26 septembre 2017

CHACUN POSSEDE UN TRESOR

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Sois consciente et généreuse de ton trésor et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir le trésor des autres, disposés à apprendre et à te remettre en question.

Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres.

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là.

Pense que la place que tu n'occupes plus reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

25 septembre 2017

commentaire sur l'albatros

Savall, superbe texte du "vieux fleuve" mais comme je vous sais intelligent, alors méditez sur cette phrase : « Tout comme l'ennui, la solitude peut être parfois féconde. Ne faut-il pas alors abandonner cette lutte vaine contre la solitude ? L'accepter comme connaissance de soi et s'affranchir du sentiment de souffrance. »

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

?

22 septembre 2017

commentaire sur l'albatros

Savall, vos écrits s’espacent ? La flamme s’essouffle et les braises se taisent. De toute façon, elle n'en a que faire ! Alors chassez la une bonne fois pour toute de vos récits sinon vous allez devenir l’homme le plus solitaire de vos Corbières.

20 septembre 2017

A CHACUN SON DESTIN

Voilà, tu as claqué le livre sans te rendre compte de ma guerre civile entrelacée de séquences légères, sans te soucier de mon paysage biblique que tu laisses en friche pour que les rats s’en emparent.

Je sais que la vie se recomposera avec ses déchirures cruelles jusque dans le souvenir impitoyable.

Je sais aussi que la violence de la vérité sortira de mes miroirs précieux et qu’elle m’invitera encore dans les reflets de mes sombres matins.

Il me reste à fuir ce chœur magnifique où un jour d’été je t’ai présentée à mes chers absents.

Il me faut oublier ce dédale encombrant et mes subtilités que je croyais fines pour te distraire, sinon t’amuser.

Je mets un terme à cette intrigue fascinante et sensuelle que je voulais construire toute entière autour d’un seul verbe qu’il me semble inutile de répéter !

Va, et que les alizés te soient agréables… les miens s’annoncent un peu agités !

SavaLd’Arvo 

18 septembre 2017

commentaire sur l'albatros

Certes il savait peindre (encore que moi je n’apprécie pas du tout…), ses pensées sont justes mais son écriture est première ! Comme quoi, on ne peut être doué en tout. A priori Savall, vous ne savez pas peindre (?) mais votre écriture est supérieure à la sienne ! Et je m'y connais (suis libraire) 

17 septembre 2017

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie. Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.

Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.

Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.

Continue de t’instruire… Apprends sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé, un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !
Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même!
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et … continue d’avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l’intérieur.
Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abats les frontières personnelles que le passé t’a imposées. Mais, rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes : famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby… tout ce que tu veux…
Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé. Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.
Pablo PICASSO