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31 mars 2018

LE TRAIN DE MA VIE

 

A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.

On croit qu'ils voyageront toujours avec nous. 

Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage. 

Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train.

Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l'amour de notre vie.

Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.

D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges. 

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au-revoirs et d’adieux. 

Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes

On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons. 

Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. 

Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.

Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous. 

Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. 

Jean d’ORMESSON

 

30 mars 2018

VISION DU MONDE

Mais comment donner du sens à l’absurde, à l’impensable, à l’infime alors que je cherche par tous les moyens à m’alléger de cette cargaison, de me débarrasser de cette glaise qui me colle au cœur parce que la férocité entre les êtres est devenue inévitable : une pensée sincère pour les hommes massacrés de Trèbes et notre gendarme devenu Géant…

Mais où est passée la gaieté, l’insouciance, vous savez ce brin de folie qui ressemblait jadis à nos collines garnies de lilas sauvages et de pétales mauves ?

Y aurait-il tant de chefs-d'œuvre dans les entrailles de la terre, proches de l’enfer, pour que nous ayons tant l’envie d’y aller faire un tour ? Il est urgent de revenir aux authentiques nouvelles, à la fraicheur des matins clairs, au val fleuri de l’inespéré et non pas de nous y soustraire !

Il y a des idées que l’on ne peut consoler, même lumières éteintes. Surtout celles qui me hissent hors de mes nuits en demi-teinte et que je viens ici exhiber.

Savall d’Arvo