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Midilibre.fr
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20 octobre 2017

UN DES SENS DE LA VIE

Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu'il est tourné vers autre chose que lui-même. Le soin qu'il prend de l'autre, l'illumine, le rend vivant. Il capte une lumière et la renvoie. C'est quelque chose de rare.

La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles.

Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur un immense kiosque à musique constitué par des visages qui m'auront ému, troublé, éclairé et le tien l’a été formidablement !

Mais le temps du gâchis est fini, désormais je pose le regard sur tout ce qui est beau et ce que je vois est inestimable !

15 octobre 2017

A L’ABRI DU MONDE

Il faut faire corps avec tout ce qui entoure, se débarrasser, quitter l’habituel, mettre ses sens en alerte car les lieux sont inédits, au bord de l’abrégé.

Les sensations sont toujours naissantes et à l’abri, les paysages d’une esthétique primitive.

Quelques cyprès en guise de cierge à la gloire du Grand Architecte, une rangée d’amandiers à l’écart de la civilisation. Un absolu pour le bouleversement d’être le premier.

C’est le pays le plus lointain de ton monde, celui qui ne veux plus de moi et si j’en ressors, je traverserai ta voute céleste pour la vaporiser d’enchantements.

Sublimes Corbières !

10 octobre 2017

L’HARMONIE DES CONTRAIRES

Depuis quelques temps, je sais que mes histoires sont verticales, froides et moins lumineuses, mais je les trouve plus réalistes et plus attachantes par contraste avec celles d’avant pour me préparer à cet après.

Alors, les adoucir avec des notes de miel et de l’ambroxan, du piquant d’épices azuréennes et de la douceur de lavande, de cette senteur laissée par les brumes matinales de nos vents marins et quelques gouttes d’absolu bien évidemment puisque tu sais que j’exagère tout le temps.

Et l’ensemble prend tout son sens vers une destination séduisante pour mieux se définir.

07 octobre 2017

LIBERTE CHERIE

Elle m’est essentielle et je la place nettement au-dessus de l’Egalité ! Quant à la Fraternité, ce mot est si galvaudé par les uns et totalement par les autres !

Sans la Liberté, l’homme que je suis devenu était dans l’impossibilité de devenir ce qu’il est !

Non je ne suis pas dans l’excès, sans doute un tantinet anar, mais surement dans la révolte de n’être que ce que je suis en toute liberté ! Ne dit-on pas que l’histoire avance dans le bon sens au travers d’antagonismes ?

Toutefois et au risque de te surprendre en m’octroyant une telle vertu, j’estime qu’il existe en moi une étonnante permanence humaine, du moins de l’idée que je m’en fais !

Rassures toi, je tiens compte de mes limites et je vis  au centre de mon temps doté d’une vision équilibrée sur ce qui précède et sur ce qui vient !

05 octobre 2017

RESTE LE BEL ECRIN

Les illusions perdues, les souvenirs blessés, les amours défuntes, la marche épuisante, le vent dans les cyprès, le flux et le reflux de la mer, une odeur de jasmin, de lys, d'aubépine qui caresse les narines, suave, et ces sons passionnés qui me transportent sur l'île heureuse, et finalement, si près d'abandonner, peut-être, la Joie, la Grâce et la Beauté.

Tourment ou repos de l'âme, jugement dernier ou exaltation, la paix avec sa vie et ses choix, l'acceptation de l'infini, l'angoisse de l'éternité.

Quand un matin ou un soir, je ne sais plus, je me noie à la renverse dans cette musique splendide de Puccini, mon cœur et mon esprit en sortent embellis.

01 octobre 2017

commentaire sur l'albatros

« Personne ne peut bâtir à ta place le pont qu’il te faudra toi-même franchir sur le fleuve de la vie, personne hormis toi. Certes, il existe des sentiers et des ponts et des demi dieux sans nombre qui offriront de te porter de l’autre côté du fleuve, mais seulement au prix de toi-même: tu te mettrais en gage et tu te perdrais. Il n’existe au monde qu’un seul chemin sur lequel nul autre que toi ne peut passer. Où mène-t-il? Ne te le demande pas. Suis-le. » 
Friedrich Nietzsche, Considérations inactuelles III

 

TOI T’ES DIFFERENTE.

T’as un truc qui change, qui chamboule tout, ce truc qui transperce l’âme, tu vois de quoi je parle ? Puis t’as ce regard dans la face, qui interpelle les gens, ce regard qui dit que t’as besoin d’aide et que t’es complètement à côté de la plaque.

Parce que t’as beau faire la dure, la forte, l’insensible, la sarcastique, l'orgueilleuse, la cynique, l’intouchable, ça se voit au premier coup d'œil, et à force t’es plus crédible.

Ça se voit que tu ne vas pas bien, qu’à tout moment tu peux t'écrouler. Qu’il suffit qu’on te bouscule un peu fort, pour que tu finisses par tomber.

Mais toi, t'es inoubliable. Tu n'es pas le genre de fille qu'on oublie comme ça, du jour au lendemain. Toi t'es un ouragan. Tu laisses des séquelles et des traces de ton passage, et ça, partout où tu vas.

Puis toi, t'es comme la pluie aussi. T'es belle à regarder, ça en devient même tout drôle des fois. Tu pues l'humanité, tu pues la nuit. Tu sens l'espoir et tu sens la vie.

Et t'es là, tu débarques, tu sèmes tes petits bouts de toi, puis tu t'en vas. Bordel. Tu es tellement de choses à la fois. Tu donnes envie à un flemmard de se bouger le cul, à un fumeur d'arrêter de fumer, à un amoureux brisé d'aimer.

T'es comme un vieux souvenir, qu’on n’arrive pas à effacer. T'es ancré dans le regard des gens, t'es ancré dans leur réalité. T’es ancré en moi et tu n’en sortiras jamais.