Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15 janvier 2018

commentaire sur l'albatros

Quand deux êtres, qui se sont longtemps cherchés dans la multitude, se sont enfin trouvés, qu'ils ont pu constater qu'ils sont assortis, solidaires et complémentaires, en un mot, qu'ils se ressemblent, il se forge alors entre eux et pour toujours une union, ardente et pure comme eux même, une union qui commence sur terre et continuera indéfiniment au paradis.

Cette union est amour, amour vrai, comme en vérité peu d'hommes peuvent s'imaginer, amour qui est religion, qui divinise l'être aimé, dont la vie émane de la dévotion et de la passion, et pour lesquels les plus grands sacrifices sont les plus doux enchantements.
[Victor Hugo]

 

13 janvier 2018

LE CHARIOT DU DESIR

Depuis ces quelques années, le désir se moque de tous mes efforts et malgré tout il leur donne un sens ! Je sais qu’il est tout de même un sacré fouteur de pagaille, mais il justifie pleinement mon existence. Ah, si je pouvais en choisir sa durée, alors j’aurais le sentiment qu’il serait sauvé ! Mais le désir n’est-il pas ou ne doit-il pas être toujours renouvelé par et pour l’autre ?

Etonnante approche, car au moment où je crois le tenir, soit il me laisse tomber, soit il m’emplit d’espérance pour en retrouver un autre… pas étonnant que tu veuilles me l’arracher parce que le tien se moque de toi alors que tu prétends le vaincre !

Dans cette anarchie que l’on dit originelle, le mien s’emporte, s’effiloche, se tait, puis se cabre dans l’amour et se fait audacieux dans sa révolution… comment ne pas être accro de cet effervescent moyen de portage ?

Savall d’Arvo

11 janvier 2018

LE BONHEUR EST FACILE

Puisqu’il paraîtrait que nous sommes de l’étoffe dont les rêves sont faits, il s’est mis à imaginer qu’il y a toujours des procédés que nous avons envie de changer pour une meilleure interprétation des choses… Perdre cet état d’esprit serait proche de la corruption et, de fait, la lutte doit continuer ! 

Et puis, il sait pertinemment qu’on ne meurt pas de mélancolie ou de philosophie sentimentale comme on picore des mûres sur le chemin de l’école !

Ne sais-tu pas, toi qui est parvenue à noircir mon âme, que l’on peut mourir d’ennui surtout lorsqu’on le trompe sans avoir le sentiment de lui être infidèle…

Savall

08 janvier 2018

commentaire sur l'albatros

Le talent de ce rédacteur (il se refuse écrivain) c’est d’arriver à rendre compréhensible son tourbillon sensoriel et de nous interpeller (pour certaines, passionnément) sur sa façon de lire son destin. Ses histoires portent en germe l’intensité de la narration, cette curiosité de l’autre et une presque maladive sincérité envers soi-même.

04 janvier 2018

TOUTE LARGESSE A SON REVERS

Le présent est préoccupé, peu capable d’entendre, comme abasourdi par une pensée : l’idée fixe domine ! Ni insensé, ni exalté, il semble donc préférable de rester à part pour patienter. Non pas espérer en espérant, comme disent les mystiques, mais espérer en produisant. Produire et conserver sous le règne de l’idée fixe, ce dépôt du bon sens. Produire et conserver, dans l’oubli où le monde est de son passé, le lien des temps, ce lien ni nécessaire, cette chaîne vitale qui du passé mort en apparence fait circuler la sève vers l’avenir…

Qu’importe que je sois le lien de mes temps, sous le règne de l’idée fixe qui va envahir le monde, je reste là pour protester au nom de l’histoire et de cette nature éternelle qui reviendra demain.

Mon droit, c’est ma sympathie impartiale pour les temps et pour les idées, le cœur ouvert vers le droit le plus sacré : celui d’aimer et d’être aimé !

Savall, désarmé...