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17 mars 2018

L’HIRONDELLE FERA LE PRINTEMPS

Comment accepter l’exiguïté sentimentale un seul instant de notre courte existence dans ce monde que nous voulions si vaste ?

Bien au-delà de cette énigme, j’aurais voulu t’accompagner vers cet élan vital en te donnant la main pour te connecter à l’énergie forte qui fait de nous des ardents. Quand saisiras tu que cette énergie ne se trouve pas derrière ta vitrine placardée d’accroches, sur le trottoir d’en face où les passants ne passent plus, sur cet écran qui gangrène ton attention pour régler tes comptes, à l’intérieur de tes supports créditeurs ou derrière ce gisant à l’entrée de ton salon… alors que cette terre est gorgée de tant de desseins et de tant de beautés !

Bien au-delà encore, j’aurais voulu partager avec toi tous les mystères de cette communauté que nous aurions créé nous-mêmes pour nous-mêmes, jusqu’à cette part d’inexplicable qui touche à la magie, à la poésie et à tout ce qui nous régénère !

Après l’hiver viendra forcément le printemps et c’est tant mieux car il fait merveilleusement bon de sentir le souffle intense du plaisir d’exister plutôt que de se complaire au cœur de la résonance du vent contre le vide !

L’Amour se passe de cadeaux, mais surtout pas de présence !

Savall d’Arvo

13 mars 2018

LE CIEL DE MES NUITS

Essoré d’un long labeur en solitaire et harassé par une récente descente vers mes profondeurs, je me suis remis à écrire sur ce papier lumineux et matinal qu’il m’arrive souvent de tenter d’embraser !

Bien entendu, je n’ai rien d’un génie de la plume évocatrice et je dois vous avouer que je suis incapable de lacer une guêtre de ceux qui m’ont ouvert jadis les méninges avec ténacité (Gide, Châteaubriant, Verlaine, Hugo, Baudelaire, Lamartine…).

Mais, pour tout vous dire, mes envies impérieuses sont d’une autre nature : elles seraient d’interpréter mes quelques pensées nocturnes à l’abri de vos regards que je n’ose pas croire malveillants.

Considérez donc, chers liseurs de passage, que je ne règle surtout pas mes comptes à l’aube de ma vie et que je n’ai nullement l’intention de vous imposer une simple visite.

Vous découvrirez assez tôt que je ne guette en rien le statut du penseur laissé de marbre et que je n’ai rien d’un visionnaire en poste ou en manque de secours. Mais que ces quelques notes ne sont qu’une illustration de couverture, assurément sans masque, car je sais trop bien que « le temps finit toujours par entrer en concurrence avec son auteur ! »

Savall d’Arvo