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Midilibre.fr
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12 avril 2018

TRILOGIE : LE MUSICIEN

Musicien : non pas du tout ! Mais il fait ses gammes sur le clavier des âmes, en déchiffrant une partition où il est question d’amour, de peur et de vie, tout comme les dernières notes de Bellini…

Il signe un récit d’initiation à la musique et au petit monde qui l’a fait vivre pour enchanter son quotidien. Par petites touches, comme s’il effleurait son récit, il raconte ses tourments, son combat contre ses fantômes, sa quête acharnée de la perfection, ses moments d’émerveillement.

Alors s’égrènent ses histoires d’amour, ses chroniques de deuil, ses souvenirs de concerts. Sa chanson se prolonge et on a l’impression d’être entraîné dans un grand tamis qui aurait retenu juste un peu de tout ce qui contribue à exalter la vie ! Le bon usage d’une liberté neuve de jouer au cœur d’une succursale d’un paradis perdu.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une colombe de son violon et cet oiseau porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

08 avril 2018

TRILOGIE : LE SCRIBE

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Ecrivain : non pas du tout ! Il faudrait voir et entendre autrement et puis transmettre. Il espère juste mieux comprendre. Pour lui, écrire est devenu une ritournelle, un essentiel, un breuvage. Il n’écrit surtout pas pour se mettre en scène ou en valeur mais pour raconter ce qu’il ressent. Une sorte d’alambic dans lequel son monde viendrait se déposer !

Les alchimistes voulaient transformer le plomb en métal rutilant. Il pense que nous vivons un âge de plomb et qu’écrire lui sert à sa délivrance. Il a tourné ses souvenirs dans son encre violette, ses fidélités et ses contraires puis il a jeté dans son encrier les cristaux de son imaginaire et une pincée du prestige de son humble histoire.

Ses années passent et son émotion grandit. Il traverse ses limites, ce qui l’aide à voir et à comprendre.

Il a toujours aimé les frontières, elles lui permettent l’évasion, de franchir les murailles, de détruire les barrières, d’aller voir ce qu’il y a derrière les préjugés et les apparences.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une rose de son cahier et cette délicate fleur porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo