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18 mai 2018

LES VIES ORDINAIRES N’EXISTENT PAS

Elles sont toutes singulières ! Les coïncidences comme les aléas auxquelles s’ajoutent les claques de la vie qui chahutent dans les plus exigus replis. Des existences entières, et surtout la mienne, coulent entre mes lignes, ciselées de quelques trais acérés je le reconnais, emportées par la houle de détails dont l’apparente banalité donne chair à l’anecdote.

Une escapade, un ailleurs mal contenu, d’étonnantes mosaïques composées de vertiges inassouvis, des frémissements intérieurs, des égos endommagés, des mémoires griffées d’énigmes maigres comme de lourds secrets, la dérisoire fourchette argentée dans le bec d’un opportuniste… et mes histoires, oui mes satanées histoires qui déferlent au matin creux en longue phrases que j’engloutie dans un flot irrésistible là où tout flotte au gré d’entractes imprévus !

Le temps d’une nuit d’insomnies et puis voici le calme du jour naissant qui annonce la résurrection d’un désir flanqué d’une parenthèse de grâce !

Savall d’Arvo

15 mai 2018

DU GRANIT NOIR AU MILIEU DE LA PRAIRIE

Comment ne pas devenir l’éternel vendeur de sa propre histoire pour faire ressentir au liseur que tu es le poids de cette insoutenable charpente.

Il fallait bien qu’un jour je parvienne à escalader ma montagne en sachant que la surprise serait de taille face à mon imaginaire éclaboussé de Lumières nouvelles.

Il fallait bien qu’un jour je sorte de mes limbes, de ce satanée quatuor de voix sublimes qui jouait à n’en plus finir pour un royaume rongé d’ombres édifié par le Grand Architecte. La crainte en fumerolles sur le pavé mosaïque de ma partition, la tourmente en stèles surprenantes, « Il » n’a de cesse que de tracer à l’équerre un univers enchanté qui m’est devenu absent.

Mais face aux 3 colonnes nous ne serons pas jugés par nos semblables puisque « l’œuvre » comprend notre douleur et nous console par le silence.

Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point les âmes trépassent en proie à la rapacité des hommes et que le rédacteur que je pense être encore se doit d’en sonner maladroitement le glas ?

Savall d’Arvo