Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

15 juin 2018

LA CORNE DE BRUME

Il ne faut pas que nos jours finissent sur une empoussiérée étagère, ils laisseraient alors place à une autre vie ! L’absence s’installerait de façon durable, se poserait à la table des repas sonnants de causeries inattentives, chargées de bagages lourds de mélancolies, celles d’un amour aux volets clos, à la bougie modeste et douce. Et puis je n’aurais pas le privilège de percevoir la noria des quelques saisons et les rides en sillon qui commenceraient à illuminer ton visage, ce qui n’auraient rien changé sur tes lèvres.

Je repousse ces lendemains et les suivants en tisonnant mes souvenirs là où valsent les odeurs de nos escapades pour que se déroule la pelote de nos humbles existences. Si tu savais combien je me plais à me réfugier dans les bâillements de l’aurore avant de moissonner à longueur de journée les humeurs du ciel ?

Roman mémoire autant que journal intime et bien au-delà grâce à la chanson d’un rossignol nomade.

Savall d’Arvo

10 juin 2018

LUMIÈRES SUR LA VILLE

Un soir d’un nouveau matin, comme l’espoir fauché à l’aube d’une victoire assurée, j’ai pris conscience que mes voyages étaient entremêlés de scènes éteintes et c’est sans doute la meilleure façon de me récupérer avec cette part de rêves engloutie par mes pseudos succès ! J’avais oublié que sous le soleil, les filles d’un temps flétri caracolaient encore sur de belles montures autant que sur de faux semblants.

Des histoires de désirs, de relation à l’autre, des histoires formidables où l’on se nourrit sans arrêt de choses différentes. Disons que j’allais au gens pour créer un échange convenable en m’intéressant à eux et bien entendu pour qu’ils s’intéressent un peu plus à moi ! Loin de moi l’idée de tenter de les amener vers le culminant comme certains illusionnistes, mon souhait n’était que celui d’accéder à leur rang.

J’ai su qu’il y avait du candide dans mes promenades philosophiques, mais un candide qui aurait mangé un peu trop épicé, là où allaient se nouer mes destinées vacillantes.

Savall d’Arvo