Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

31 décembre 2017

VŒUX 18

Accordez-moi, en idéaliste, la possibilité d’émettre ces quelques vœux avec l’objectif affirmé de construire un devenir éclairé :

Rassemblons tous les acteurs que nous sommes, car pas un ne doit manquer sur la scène de nos instants de vie partagée puisqu’il n’y a pas de flammes frêles ou majeures !

Retrouvons le sens de l’unité humaine pour ne pas traiter l’esprit comme un récepteur de clichés en proclamant la république de l’humanisme !

Et enfin, appliquons-nous à fixer à jamais sur la pellicule de notre chaîne l’instant privilégié où l’on trinque tous à l’an neuf !

Mes frères d’esprit, tous ensemble, alors buvons !

Savall

24 décembre 2017

NOËL POURQUOI ?

Noël est une date privilégiée puisque la fête se doit d’être à la fois modeste et somptueuse. Mais pour que la félicité soit parfaite, il n’est pas nécessaire que les cadeaux surabondent et de faire bombance car il s’agit avant tout d’un partage d’Affection et de Paix.

Ce soir-là, n’avez-vous pas le sentiment que Noël est une célébration cosmique où les hommes et toute la nature finissent par s’unir dans une harmonie universelle. N’avez-vous pas le sentiment que ce sens originel est la finalité de cette rencontre festive qui verse dans les cœurs qui veulent bien s’ouvrir une certaine grâce. N’avez-vous pas eu le sentiment que Noël est aussi la chance d’un nouveau regard que l’on portera sur soi et sur les autres comme une invitation à s’engager sur des routes plus humaines et plus charitables.

Savall d'Arvo

 

07 novembre 2017

LE SACRE DE L’OISEAU

Les dissemblances n’apparaissent jamais au tout début de l’aventure puisque nous sommes troublés par notre imaginaire, par cet idéal frais et vivifiant que nous ne nous trouvons qu’au grand large.

Mais comment faire passer le couple de l’amour idyllique à l’amour vrai de l’autre ? Pour prolonger le vol exaltant et en constante mutation, il faut s’inspirer de l’image de Brecht : celle de ces deux ALBATROS volant sur de longues distances, unis par l’amour et tournés vers le monde !

Mais l’amour peut devenir aussi une sale besogne, il est alors impossible de garder les mains propres… il faut donc envisager une chute vertigineuse tout en faisant gaffe de ne pas y laisser trop de plumes.

Et cet oiseau est-il si différent ? Il n’est jamais bon de l’être car le danger rode entre gravités et facéties, entre réalisme et métaphores, sinon la suite de mon histoire ne serait qu’un hilarant défilé de volatiles échoués sur le bord de leur existence.

SavalLd’Arvo - 2014

26 octobre 2017

L’IDENTITE ET SES VERTIGES

OBÉIR dégage de la responsabilité individuelle ! De la servilité au consentement en passant par l’immobilisme, la surveillance, la servitude, le suivisme, le mimétisme, l’asservissement… par la paresse d’user de son entendement !

CONTESTER n’est pas une injonction, ni un appel à la révolte, ni un mot d’ordre, ni un mode d’emploi, c’est une question qui traverse le champ du calcul pour aller vers celui de sa conception de l’éthique ! C’est le « penser » par rapport à l’obéissance en guise de justification, d’exonération. C’est un acte de résistance pour repasser par le souci de soi, par le dialogue intérieur !

OBÉIR A SOI-MÊME plutôt qu’à un ordre extérieur à la condition d’avoir accompli sa réforme intérieure !

15 octobre 2017

A L’ABRI DU MONDE

Il faut faire corps avec tout ce qui entoure, se débarrasser, quitter l’habituel, mettre ses sens en alerte car les lieux sont inédits, au bord de l’abrégé.

Les sensations sont toujours naissantes et à l’abri, les paysages d’une esthétique primitive.

Quelques cyprès en guise de cierge à la gloire du Grand Architecte, une rangée d’amandiers à l’écart de la civilisation. Un absolu pour le bouleversement d’être le premier.

C’est le pays le plus lointain de ton monde, celui qui ne veux plus de moi et si j’en ressors, je traverserai ta voute céleste pour la vaporiser d’enchantements.

Sublimes Corbières !

26 septembre 2017

CHACUN POSSEDE UN TRESOR

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Sois consciente et généreuse de ton trésor et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir le trésor des autres, disposés à apprendre et à te remettre en question.

Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres.

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là.

Pense que la place que tu n'occupes plus reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

?