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01 octobre 2016

PEU D’IVRAIE DANS LA PAILLE DES MOTS

Artisan dans ses affaires musicales, quelquefois croyant en il ne sait quoi, sinon en l’homme, militant anarchiste depuis ses origines, pseudo-intellectuel lors de ses nuits sans fin, abusif et forcément injuste, une âme indomptable parce qu’il est franc penseur… Alors, il participe tant mal que bien à l’évolution de son espèce en explorant ce matériau extraordinaire que lui ont légué les siens : l’esprit de cœur.

En fait, il n’est qu’un homme au bord de l’ordinaire, bavard et audacieux à l’extrême, fantasque dans toute sa renommée et sa disgrâce, dans toute sa richesse et sa pauvreté, puisqu’il ne pense qu’à une seule chose : combler son vide depuis qu’elle s’est murée ! A moins qu’il soit victime d’un mauvais tour en terre pas très sainte ?

Socrate et Platon s’évertuent à lui expliquer le coté tragique de la mort pour mieux démontrer la beauté de la vie… Mais rien n’y fait puisqu’il a choisi sa raison d’être : ne plus exister pour exister, pour plaire ou déplaire, mais seulement pour aimer ce peu qui devait devenir un TOUT !

Depuis, il veut subsister au mieux et au plus juste, entre partisans et adversaires de l’apaisement au sein de ce monde qui se croit ordonnancé dans son propre enclos !

Il n’est point de salut sans une part de sacrifice… comprends-tu maintenant pourquoi il s’offre totalement tout en se réduisant sous ta griffe ?

SavalLd’Arvo

08 septembre 2016

commentaire sur l'albatros

SUITE AUX DIVERS ATTENTATS  = Après avoir pleuré, après avoir vomi toute cette merde, après avoir imaginé mes enfants, la chair de ma chair au milieu de cette horreur, après l'atroce et indicible douleur, ...je me calme, j'observe... L'histoire de notre pauvre humanité est riche d'enseignements qui se répètent encore et encore et dramatiquement encore... Une suite d'actions, de réactions, toujours si prévisibles :( nous faisons partie d'un système entier qui se délecte de ce jeu sordide, "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Tant que dans nos cœurs, même à une infime proportion, persistera cette loi, nous continuerons à vivre dans cet enfer! Il n'y a que l'amour qui puisse unir et délivrer! Mais qu'est-ce donc l'amour??? Un bien joli mot qui semble inutile au milieu de toute cette immondice?! Il ne dépend que de nous de lui donner force et vie! C'est une chose qui dépasse totalement notre compréhension mentale ! Ouvrons nos cœurs ensemble.... Essayons d'en faire l'expérience sincèrement.... Et sortons de ce chemin qui tourne en rond ! Je vous aime ....

24 août 2016

LE CHANT DE LIBERTE

Le chant n’est pas la liberté, il est un champ de liberté et l’éclosion des désirs.

Il n’est ni l’abime, ni le faite, il est une profondeur appelant au sommet.

Il n’est pas l’espace qui l’enveloppe, il est l’emprisonné qui prend son envol.

N’as-tu pas entendu parler de cet homme qui creusait la terre à la recherche de jeunes racines et qui découvrit un trésor ?

Alors, donne-moi ton cœur et ferme les yeux et tu verras que c’est merveilleux de les ouvrir sur le monde.

Vivre en pleine conscience, c’est prendre le temps de regarder ce que l’on ne regarde jamais.

SavalLd’Arvo, l’Orpailleur

31 juillet 2016

LES MOTS QUE L'ON NE DIT PAS

Savez-vous où vont les mots que l'on ne dit pas ?

Où va ce que vous voulez faire mais ne faites pas ?

Où va ce que vous vous empêchez de ressentir ?

On aimerait bien que tout cela tombe dans l'oubli, mais ce que l'on ne dit pas s'accumule dans notre corps et remplit notre âme de cris muets.

Ce que l'on ne dit pas se transforme en insomnie, en douleur, en perte de temps.

Ce que l'on ne dit pas se transforme en devoir, en dette.
Les mots que l'on ne dit pas se transforment en frustration, en tristesse, en un manque de satisfaction.
Ce que l'on ne dit pas ne meurt pas, mais nous tue.
 

19 juillet 2016

Albert Camus : "Le Siècle de la Peur"

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le représentant d'une idéologie. Le long dialogue des hommes vient de s'arrêter. Et, bien entendu, un homme qu'on ne peut persuader est un homme qui fait peur".

Albert Camus : "Le Siècle de la Peur", (Combat, novembre 1948) - Actuelles I

02 juillet 2016

TERRES ANCESTRALES

Je suis planté là sur une butte d’argile entre des rangs de vignes. Je frémis à l’idée qu’un jour je ne puisse encore m’enivrer de cette tramontane chargée de souffrances, de croyances et de tant d’existences !

Les miens se sont enivrés jusqu’à plus soif pour purifier les perles qui ruisselaient de leur front comme de leurs yeux ! Je les laisse m’occuper par leur dénuement et quelques fois de leurs rires. Je médite sur ce vide d’amplitude qui me pénètre de toutes leurs lassitudes. Je vois ma mère et ses yeux azur enveloppés de mèches blondes… Aucune explication franche, une vague submerge mon âme ! Aucun sens à ce désir de suspendre le temps qui sévit dans ma tête.

Et puis, il fallait que je revienne dans mon pays d’origine pour m’offrir les charmes d’un nouveau sevrage. Je savais qu’il fallait que j’entreprenne ce retour pour entendre battre mon cœur et le faire jaillir de désirs et de paix ! Je me devais de me charger d’émotions sous ce ciel divinatoire ! J’avais besoin de me rallier à la fougue de mes histoires ancestrales puisqu’il paraît que quand la tête ne suit plus, il arrive d’entrevoir les choses du passé ?

Alors, je prends le risque de l’ascension pour espérer croiser les miens et me présenter à eux dans le plus simple des achèvements. Je veux retrouver le périple solitaire et cohabiter avec mes chers absents ! Et puis, j’exhume des idées burlesques et je croupis sur le reste. Tu sais foncièrement que j’additionne mes heures passées dans le dessein d’échafauder un ultime périple. Je me dérobe et cherche le cloisonnement dans des discussions stériles. L’offensive du quotidien me gagne ! Je m’intéresse aux broutilles de tous les jours et en oublie la fin. Je me surprends à singer l’existence.

A vous mes chers invisibles… et puis à toi ma terre occitane aux odeurs de mire et d’encens de nos cathédrales ! Je sais qu’il y a en toi de la vie profonde, de l’espérance lorsque je conduis mon âme arrosée par les faisceaux d’un soleil rédempteur.

J’ai parfaitement conscience que je vis tous les jours le premier jour de la fin de ma vie ! Je sais que chaque jour m’affine et que si je glisse doucement sur la pente douce, je ne suis surtout pas sans issues !

SavalLd’Arvo

30 juin 2016

L’OBSOLESCENCE PROGRAMMEE

Lire réveille d’innombrables souvenirs enfouis et l'anodin rédacteur que je suis comme le lecteur que vous êtes se retrouvent de connivence avec l’écrit. Alors, se tisse une toile de confiance, dans les mailles desquelles, il est plus aisé d’essorer sa conscience. Il s’établit une complicité, chacun devenant à tour de rôle le confident de l’autre !

Moi le piètre anarchiste des temps pas très modernes, je me rends compte que je tiens justement à ce que mes écrits secouent de fonds en comble et lèvent enfin le voile sur ce que nous avons d’intime !

Nous savons tous que l’être humain échafaude des stratagèmes pour exploiter son espace, pour s’enraciner durablement, afin que l’espèce se perpétue dans les meilleures conditions possibles. L’humain flirte perpétuellement avec le mensonge pour couper court aux conflits, aux affrontements tendancieux, aux amours défendus, à tout ce qui entrave son bon développement physique et psychologique.

L’écrit joue ce rôle de confesseur en livrant ses propres faiblesses. Le pouvoir des mots est sans limites sur l’esprit et le reconfigure à chaque remise en cause.

SavalLd’Arvo