Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

05 mai 2018

L’OREE DE TA VIE EST AUJOURD’HUI

Aux hommes, je montrerais combien ils se trompent quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux ! Je leur dirais aussi que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli et que le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux.

A toi, je te dis : dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses car c’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes. Ne perds pas de temps, fais le aujourd’hui, car peut être demain ne viendra jamais et tu regretteras de n’avoir pas pris le temps d’un sourire, d’une embrassade, d’un baiser parce que tu te croyais trop occupé pour accéder à l’un de leur dernier désir.

Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux ! Prends le temps pour leur dire : je regrette, pardonne-moi, s’il te plait, merci et tous les mots d’amour que tu connais.

Dis à ta famille et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi et si tu ne le fais pas, demain sera comme cet aujourd’hui.

Savall d’Arvo

02 mai 2018

JE SCULPTE… DONC JE SUIS

Je ne suis plus disposé à tout pour appâter le chaland en affichant des étiquettes attrayantes. Je ne suis plus dans ce cycle infernal où se livre la majorité de mes semblables pour afficher le plus grand nombre de complaisants. Non, et plus que jamais, je pioche dans mes milliers d’heures non archivées, parfois inédites, quelquefois pour tracer le tumulte de mes batailles, de mes discordes, là, au ras de l’humain, dans mes nuits sans sommeil que je finis par coloriser.

Totalement indifférent à certains courants de mon époque, aux cultes des images prescrites et des idées toutes cuites, aux caricatures illustrées par des soi-disant maîtres de l’art que certains baptisent pompeusement royal… comme si les autres recours à la satisfaction de soi ne l’étaient pas ?

Je me souhaitais sculpteur sur pierre brute, même emprunté, mais mes ardeurs ne furent admises tant ils se méfiaient de ces menus talents qui pouvaient les faire basculer de leur tabouret à trois pattes !

Alors, progressivement, j’ai délaissé mes voyages à transcrire sur le damier, ceux que j’ai aimé sur le chenal des nouveaux passages à la coupe d’Airain... Il n’empêche que quelques illustrateurs continuent à m’étonner !

Savall d’Arvo

27 avril 2018

2 - AU PRESENT COMME A L’IMPARFAIT

Toi qui demeures dans l'isolement, le silence et l’absence, il faut que tu saches que le contact est universel, que toutes choses s’engendrent selon les luttes et la nécessité, qu’il faut espérer ce qui est sans espérance, qu’il faut trouver le trésor non trouvable vers lequel il n’y a pas de voie puisque toute chose prend fin et que rien ne dure…

La vraie vie c’est ces confins de l’impossible, cette brûlure intérieure, ces rémanences, c’est cette beauté de la transparence, cette régénérescence d’une fusion qui t’apparaîtrait si lointaine… c’est se désaltérer à la source, en absorber toute la suavité jusqu'à l’immersion totale et puis soudain se renouveler !

Savall d’Arvo

24 avril 2018

1 - AU PRÉSENT COMME A L’IMPARFAIT

Ne vous est-il jamais arrivé de parler à quelqu’un et tout à coup vous sentir envahi par des sensations fugitives et en même temps infiniment désirables ? C’est grâce à elles que mon existence ne s’écoule plus en vain ! C’est grâce à ces moments précieux que mon existence est devenue plus riche de sens !

Je sais bien que nous ne pouvons vivre en permanence dans cet état d’accomplissement et de plénitude mais je sais bien aussi que la réalisation intérieur se trouve dans l’esprit de tout être humain… mais à la condition de le vouloir jusqu’au plus profond de son être, jusqu’à sa dernière cellule !

Savall d'Arvo

23 avril 2018

ETAT D’EPRIS

La sérénité et l’apaisement sont la grande quête de notre temps. L’idée du bonheur fait son chemin partout même si on n’y parvient pas forcément, mais désormais il s’agit d’un bonheur repensé, teinté d’une certaine spiritualité pour revenir aux sources du monde, aux sources de soi.

Je conçois n’être qu’un insatiable, totalement incapable de me satisfaire d’un peu, d’un suffisant et encore moins d’un rien !

A cela s’ajoute le fait que je vois tout par le prisme de l’émoi, ensuite je rationalise, je verrais bien ce qu’il en restera. Partant de ce principe, je ne cesserai jamais de jeter la torche au fond du puits.

« Seule une raison qui a de l’esprit, vaut la peine d’être habitée »

Savall d’Arvo

20 avril 2018

DE LA CHRYSALIDE AU PAPILLON

Attiré par l’échappée et l’engagement, par la réflexion et l’action pour que mon aventure soit exaltante, je suis resté dans cette lucidité de révolté. Je sais aussi que pour escalader la montagne, il faut force et endurance mais aussi de la solidarité et beaucoup de prudence.

Seul, j’ai appris à sauter dans l’inoccupé, à déloger la monotonie, à exclure les verrouillages pour que de nouvelles nécessités naissent.

Seul, j’ai trouvé la force d’être fidèle à mes propres choix même si les difficultés d’adaptation surgissent au coin du bois.

Seule l’impulsion majuscule et l’envie d’en découdre sont décisives, même si l’on s’invente des motivations élevées… et c’est ainsi que l’explorateur que je suis devenu s’en va avant de se demander pourquoi il le fait !

Et c’est aussi par une philosophie de vie, la découverte du monde, la recherche du futur et non par l’observation figée du présent que je suis parvenu à changer la nature de chacune de mes situations.

L’évasion est une forme de résistance à l’enfermement et au conformisme, elle est le sens de la liberté.

Je suis enfin le seul compositeur de mes jours !!!

Savall d’Arvo

19 avril 2018

LE COMBAT AVEC L’ANGE

Il me pousse à l’obstination du penser et à celle du traduire. Je lutte contre moi-même.

A l’abri des tumultes, j’ai fini par saisir que si mon décent ouvrage est inachevable, c’est parce qu’il ressemble souvent à un chantier permanent avec quelques-unes de mes audaces.

Je sais qu’en écrivant chaque jour, par ce mot à mot, j’essaye de me protéger de moi-même.

Je tisse un cocon de phrases avec une forteresse de paragraphes pour protéger mon nouveau royaume : le connu et surtout l’inconnu. Je cherche, je me cherche !

Mais si j’espère encore te surprendre et t’étonner, je sais pertinemment que les jeux sont faits mais cette fois-ci sans piper les dés !

Je revendique mon droit à l’imperfection, à la fragilité et à l’incohérence !

Savall d’Arvo