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19 novembre 2016

DERNIERS SOLEILS

Une allée d’oliviers cuirassée d’une rangée de fauteuils que tu aurais délibérément dépareillés pour que je me rende à l’évidence que derrière cette façade se cache un jardin d’hédonisme, vert d’exigences et blanc de rancœurs…

Coté calice, je sais qu’il faudra que je verse mes mots jusqu'à la lie de mes délices. Qu’il faudra que j’aille au bout de mon histoire sans source de vie. Que je veille à bien l’essorer jusqu’au dernier soupir. Que je l’éclaire de toutes mes valides pensées jusqu’à ce que j’ai la certitude que plus rien ne sera rayonnant !

Pour fuir cet univers mirifique où la fantaisie a disparu, il faudra aussi que je parvienne à passer de la question à la désinvolture pour effacer cette effervescence que je croyais perpétuelle ! Je sais aussi qu’il faudra renoncer à mes images d’archives et que je reprenne de la hauteur sur la vague aigue-marine, là où les voiliers filent bon train.

A l’origine de mon territoire que j’aurais pu porter au patrimoine mondial de mon humanité, entre frontières et mouvements, entre révoltes et failles, mes liseurs savent plus que tu ne le sais que mon souhait affirmé était celui de faire de toi ma complice à jamais.

Alors, quitte à me recroqueviller sur un fauteuil bancale en t’espérant, tu dois être formellement persuadée que même rassasié j’aurai toujours la fringale de tes gracieuses allées…

SavalLd’Arvo

09 novembre 2016

TRUMP

" Nous payons l’appauvrissement global et l’enrichissement indécent d’une caste. Nous payons l’abandon de l’éducation et la glorification d’Hanouna."

"Il faut de toute urgence débarquer l’ensemble de notre classe politique indécente: frapper d’inéligibilité tous ceux qui ont été condamné, demander l’application de la loi sur le non-cumul des mandats, ne plus rien laisser passer et EXIGER une moralisation des médias et engager SYSTÉMATIQUEMENT leur responsabilité éditoriale, arrêter de donner la parole à des gens qui n’ont aucune espèce d’idée de ce qu’est la vie des citoyens d’un pays."

01 novembre 2016

CHEVAUCHÉE CLANDESTINE

La passion s’estompe lentement pour prendre d’autres couleurs moins visibles comme une chronique qui se lézarde au soleil. Aucun signe de vie pour nourrir ma grisaille en cette fin de vent d’anges.

Ce temps de Toussaint et son chemin de croix dans les brumes matinales. J’attends la pluie comme un coup de fil, comme un coup d’éclat mais rien ou si peu pour ravitailler mes vertiges en désordre !

La débâcle de ces millions de mots que je me suis fabriqué de toute pièce avec ce peu qu’il me reste de fertile. Alors que la romance aurait pu se refaire en quelques lignes inachevées, j’ai droit aux matins sans rien, aux séquences vides pour me suspendre !

Mes liseurs auraient pu me dire qu’attendre est une nouvelle maladie, une maladie mentale même, une dégringolade qui charrie son lot de mélos dans ce pays qui n’ose plus murmurer.

Contraint, je repars sans bagage, sans identité affirmée, sans le désir de renaitre après avoir tenté de me délester des pesanteurs du passé. Je suis venu de nulle part, d’un à peu près, juste de l’autre côté de cette satanée passerelle tournée vers un futur inanimé. J’ai appris à me vider de moi-même jusqu’à ces derniers mots.

Il va falloir que je me réinvente un style de vie pour m’adapter à la précarité des lieux hostiles. Il ne me reste plus qu’à scruter l’instant pour m’emparer du perpétuel… une histoire de craies blanche en ce jour de rentrée que le tableau noir ne veut plus effacer.

Y a des jours, je foutrais bien le camp sur l’île d’Elbe pour ne revenir que cent jours après… peut être où bien jamais pour plonger, seul, dans l’eau obscure de l’inconnu.

SavalLd’Arvo

27 octobre 2016

ENTRE TERRE ET CIEL

Les fins n’ont jamais été un soulagement pour personne et pour moi, la nôtre a été catastrophique. Nous savons tous ce qu’est le fait de perdre quelqu’un de proche, celui d’accueillir la fatalité les bras ouverts, l’esprit en vrac et le cœur en misère ! Tu sais parfaitement que j’ai du mal à supporter le fait que les choses aimées finissent mal ! Et puis quand j’aime c’est pour de bon, en principe c’est pour l’éternité !

Sensible à l’appartenance comme à la dépossession au point de ne pas accepter les principes de cette vie que tu m’imposes et c’est pour toutes ces raisons que je veux comprendre et réinventer le monde par le biais de mes histoires !

Mais je ne savais pas que j’allais porter de plus en plus un regard terne sur le monde ! Tellement de bouleversements se produiront encore comme si cela ne suffisait pas ! Tellement de choses qui auront raison de nous ! Il y a des fois où je me demande s’il ne faudrait pas organiser des galas de charité pour toute la planète ?

Mais, dans tout ce fracas, voilà ce que je suis devenu : un homme solide, jouant juste, menant sa vie de son mieux mais avec mesure et passion.

Alors, c’est entre quelques confessions rêches et quelques éclats de nos rires que je suis disposé à me réduire pour qu’une autre femme se révèle en toi : celle qui choisira de se réinventer plutôt que de se dissoudre !

Donne-moi la main et serre autant que tu peux. Et surtout, parce que tout s’annonce plus difficile, mettons une fin à cette solitude contenue et agissons avant que la fronde ne s’élève à nouveau ou que l’ennui ne nous étouffe.

Je t’en prie, gardons cette soif de croire en la vie et en ce qu’elle nous offre !

SavalLd’Arvo

01 octobre 2016

PEU D’IVRAIE DANS LA PAILLE DES MOTS

Artisan dans ses affaires musicales, quelquefois croyant en il ne sait quoi, sinon en l’homme, militant anarchiste depuis ses origines, pseudo-intellectuel lors de ses nuits sans fin, abusif et forcément injuste, une âme indomptable parce qu’il est franc penseur… Alors, il participe tant mal que bien à l’évolution de son espèce en explorant ce matériau extraordinaire que lui ont légué les siens : l’esprit de cœur.

En fait, il n’est qu’un homme au bord de l’ordinaire, bavard et audacieux à l’extrême, fantasque dans toute sa renommée et sa disgrâce, dans toute sa richesse et sa pauvreté, puisqu’il ne pense qu’à une seule chose : combler son vide depuis qu’elle s’est murée ! A moins qu’il soit victime d’un mauvais tour en terre pas très sainte ?

Socrate et Platon s’évertuent à lui expliquer le coté tragique de la mort pour mieux démontrer la beauté de la vie… Mais rien n’y fait puisqu’il a choisi sa raison d’être : ne plus exister pour exister, pour plaire ou déplaire, mais seulement pour aimer ce peu qui devait devenir un TOUT !

Depuis, il veut subsister au mieux et au plus juste, entre partisans et adversaires de l’apaisement au sein de ce monde qui se croit ordonnancé dans son propre enclos !

Il n’est point de salut sans une part de sacrifice… comprends-tu maintenant pourquoi il s’offre totalement tout en se réduisant sous ta griffe ?

SavalLd’Arvo

17 septembre 2016

CORBIERES SINGULIERES

Sur un Caccini illuminé en plein chœur, il était une fois ce Pays d’Oc fantastique, juste pour que tu y viennes et peut-être y rester ! C’est là que s’établit la métamorphose d’un nouveau monde de couleurs.

A l’image de l’olivier millénaire, elles ne perdront jamais cette touche d’éternité. Le bleu de sa Méditerranée enchante, l’ocre de sa terre rassure. L’azur de son ciel adoucit, le vert de ses vignes renforce.

Bâtir des capitelles entre les voûtes d’un pin parasol et l’équilibre d’un cyprès. Laisser la tramontane caresser l’espace et froisser les feuilles de nos vignes. Contempler d’étonnants échanges dans une harmonie sans pareille. Enrôler les murailles cathares et les arrimer aux étoiles. Succomber aux avances discrètes d’une bastide enchantée. Contempler la frange ciselée d’une vieille restanque peuplée de carignans. S’étonner de l’épure parfaite d’un vénérable calvaire où se posent les palombes. S’effacer sous les ailes solennelles d’un cortège de preux châtaigniers. S’émouvoir, un matin d’automne, des courbes rondes d’une colline. Méditer sous une arche de pierres sèches d’une armature médiévale.

Et puis l’ouverture d’un nouveau chapitre pour planter le paysage. Rêver de pierres angulaires aux équerres élimées par la tramontane. Admirer une bâtisse qui fait la part belle aux paons de pierre figés pour l’éternité. Sa majesté fait partie des adresses confidentielles cachées sous les pèlerines.

Laisser les jacinthes d’eau prendre leurs aises sur le bassin en forme de coquille. Confier aux pivoines éclatantes l’ancien manège à battre le blé pour qu’il ressuscite. Soupirer devant le rang de lavande qui se donne avec insolence sur un parterre. Célébrer les abeilles qui butinent les roses pourpres cardinal aux pieds d’une vigne.

Et puis, je t’inventerai encore de belles histoires sans jamais perdre le sens de la palabre et le goût des légendes.

SavalLd’Arvo

08 septembre 2016

commentaire sur l'albatros

SUITE AUX DIVERS ATTENTATS  = Après avoir pleuré, après avoir vomi toute cette merde, après avoir imaginé mes enfants, la chair de ma chair au milieu de cette horreur, après l'atroce et indicible douleur, ...je me calme, j'observe... L'histoire de notre pauvre humanité est riche d'enseignements qui se répètent encore et encore et dramatiquement encore... Une suite d'actions, de réactions, toujours si prévisibles :( nous faisons partie d'un système entier qui se délecte de ce jeu sordide, "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Tant que dans nos cœurs, même à une infime proportion, persistera cette loi, nous continuerons à vivre dans cet enfer! Il n'y a que l'amour qui puisse unir et délivrer! Mais qu'est-ce donc l'amour??? Un bien joli mot qui semble inutile au milieu de toute cette immondice?! Il ne dépend que de nous de lui donner force et vie! C'est une chose qui dépasse totalement notre compréhension mentale ! Ouvrons nos cœurs ensemble.... Essayons d'en faire l'expérience sincèrement.... Et sortons de ce chemin qui tourne en rond ! Je vous aime ....