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Midilibre.fr
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23 juin 2018

LE TEMPS QUI PASSE

Le temps s'est écoulé comme une rivière, je ne l'ai pas vu passer !
" J'ai compté mes années et j'ai découvert que j'ai moins de temps à vivre ici que je n'en ai déjà vécu.
Je n'ai désormais pas le temps pour des réunions interminables, où on discute de statuts, de règles, de procédures et de règles internes, sachant qu'il ne se combinera rien...
Je n'ai pas le temps de supporter des gens absurdes qui, en dépit de leur âge, n'ont pas grandi.
Je n'ai pas le temps de négocier avec la médiocrité. Je ne veux pas être dans des réunions où les gens et leur ego défilent.
Les gens ne discutent pas du contenu, à peine des titres
Mon temps est trop faible pour discuter de titres.
Je veux vivre à côté de gens humains, très humains.
Qui savent sourire de leurs erreurs.
Qui ne se glorifient pas de victoires.
Qui défendent la dignité humaine et qui ne souhaitent qu'être du côté de la vérité et de l'honnêteté.
L'essentiel est ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue.
Je veux m'entourer de gens qui savent arriver au cœur des gens.
Les gens à qui les coups durs de la vie ont appris à grandir avec des caresses minces dans l'âme.
Oui... J'ai hâte... de vivre avec intensité, que seule la maturité peut me donner.
J'exige de ne pas gaspiller un bonbon de ce qu'il me reste...
Je suis sûr qu'ils seront plus délicieux que ceux que j'ai mangé jusqu'à présent.- personne n'y échappe riche, pauvre intelligent, démuni ...
André-Gide

19 juin 2018

FRAÎCHEUR FANÉE

Sur ma vieille bécane dépourvue de blocages, le long de mes collines ensemencées de caillasses, j’aurais voulu t’expliquer le monde et ma gratitude pour m’avoir engendré, mais aussi te faire découvrir la rosée d’une origine et l’arc en ciel étourdissant de clarté.

J’aurais voulu te guider vers la beauté et la bonté, mais tu as préféré mettre ton âme en jachère en me sommant de lâcher prise pour te laisser aller vers une ballade inquiétante.

J’aurais voulu m’installer contre toi dans le prolongement de la surface des êtres, ne rien savoir de leurs abysses ou de leurs vagues intérieures, mais durant ton absence, je n’ai pu résister aux vents qui les amènent… alors, moi aussi, autant laisser le vent m’emporter !

Mes mots me sont donc revenus sans trop d’échos, cabossés par les impasses de ta vie en rupture de couleur et tes passages arrangés aux nuances fragiles.

Et depuis, les roues jumelées de ma petite reine ont fini par abdiquer…

Savall d’Arvo